Avec les discussions engagées à Tripoli pour relancer le processus politique et consolider la stabilité institutionnelle, l’intensification des contacts politiques apparaît comme une tentative de structurer un consensus interne et de contenir les initiatives extérieures.
À Tripoli, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Menfi, a réuni mercredi des dirigeants de partis et des représentants de blocs politiques dans le cadre d’une série de consultations nationales, selon un communiqué officiel. Ces échanges interviennent dans un contexte marqué par la persistance de blocages institutionnels et par une pression accrue pour relancer le processus politique.
Dans le prolongement de ces discussions, les participants ont examiné les voies permettant de faire avancer le cadre constitutionnel devant encadrer les prochaines échéances électorales. Le bureau de presse du Conseil présidentiel indique que l’objectif affiché consiste à garantir des élections «libres et équitables» reflétant la volonté populaire, tout en renforçant la crédibilité des institutions.
L’analyse des enjeux économiques s’est également imposée au cœur des échanges. Les participants ont évoqué les difficultés auxquelles font face les institutions publiques, ainsi que leurs répercussions sur les conditions de vie et la qualité des services. La question de l’unification des structures étatiques a été abordée comme un levier central pour restaurer l’efficacité de l’action publique et renforcer la cohésion nationale.
Parallèlement, les discussions ont porté sur la situation sécuritaire et sur la nécessité d’améliorer la coordination entre les différents acteurs afin de préserver la stabilité. Les représentants politiques présents ont exprimé leur soutien aux initiatives engagées par Mohamed Menfi, notamment en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption.
Ce positionnement s’accompagne d’un rejet explicite de toute initiative menée en dehors des cadres légaux et constitutionnels. Plusieurs participants ont mis en garde contre les risques que de tels arrangements pourraient faire peser sur l’unité du pays et sur la solidité des institutions.
Ces consultations interviennent dans un contexte marqué par la circulation récente d’une proposition américaine non officialisée portant sur un réaménagement des équilibres institutionnels en Libye. Selon plusieurs sources politiques, ce projet inclurait notamment un remplacement de Mohamed Menfi, une perspective rejetée par plusieurs acteurs nationaux.
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