La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) va implanter dans la nouvelle Capitale administrative d’Égypte un Centre du commerce africain, le premier du genre en Afrique du Nord, destiné à soutenir la ZLECAf et l’intégration économique continentale.
La création d’un Centre du commerce africain d’Afreximbank dans la nouvelle Capitale administrative égyptienne a été annoncée samedi par le président de la banque, George Elombi, lors d’une cérémonie officielle en présence du Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly et du gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, Hassan Abdallah. Le projet s’inscrit dans la stratégie d’Afreximbank visant à renforcer les infrastructures du commerce intra-africain.
Selon Afreximbank, ce centre se veut une plateforme de référence regroupant des systèmes d’information commerciale, des outils de surveillance des marchés et des espaces dédiés à la formation, à la recherche et à l’innovation. Il offrira aux entreprises africaines un environnement intégré pour améliorer leur accès aux données, développer leurs capacités et renforcer leur compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux.
Le futur centre accueillera également de grands événements commerciaux et d’investissement à l’échelle continentale. Il est conçu comme un levier opérationnel au service de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont l’objectif est de créer un marché unique africain favorisant la libre circulation des biens, des services et des capitaux.
Pour le Premier ministre Moustafa Madbouly, l’implantation de ce centre dans la nouvelle Capitale « renforce la position de l’Égypte en tant que porte d’entrée continentale pour les investissements, le commerce et la diplomatie ». Il a souligné que ce projet complète le rôle de l’Égypte en tant que pays hôte du siège d’Afreximbank et membre fondateur de l’institution, engagée dans la mise en œuvre de la ZLECAf. « Il s’agit d’un tournant décisif dans le partenariat entre l’Égypte et Afreximbank, fondé sur une vision commune pour l’essor économique de l’Afrique », a-t-il déclaré.
Les autorités égyptiennes estiment que l’intégration économique continentale constitue un levier essentiel pour stimuler l’industrialisation africaine et développer des chaînes de valeur régionales. L’objectif affiché est de réduire la dépendance historique du continent à l’exportation de matières premières et de renforcer la transformation locale.
Selon Madbouly, un marché africain unifié permettrait également d’accroître le pouvoir de négociation collective du continent, d’attirer davantage d’investissements directs étrangers et de répondre plus efficacement aux défis communs. Il a insisté sur l’importance des alliances économiques africaines pour la croissance durable de l’Égypte, évoquant des opportunités d’investissement pour les entreprises égyptiennes dans des secteurs clés comme la construction, l’énergie et les télécommunications.
D’un point de vue stratégique, le chef du gouvernement a enfin souligné que ces partenariats consolident le rôle de l’Égypte comme hub reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à la gestion des enjeux transfrontaliers.
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