La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 878 millions de dollars en faveur de la deuxième phase de la ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa, un projet présenté comme stratégique pour la connectivité intérieure de l’Algérie et l’intégration régionale.
Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 878 millions de dollars destiné à la deuxième phase du projet ferroviaire reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa, a annoncé l’institution dans un communiqué
Cette opération concerne la seconde tranche d’un corridor ferroviaire de 495 kilomètres, avec la réalisation du tronçon Ghardaïa–El Meniaa, long de 230 kilomètres, ainsi que des aménagements connexes et des actions d’appui institutionnel. Le projet est mis en œuvre par le ministère algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, à travers l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif).
« Avec ce financement, la BAD accompagne l’Algérie dans la réalisation d’une infrastructure ferroviaire structurante, porteuse de transformation économique, de connectivité territoriale et d’intégration régionale », a déclaré Mike Salawou, directeur du département des Infrastructures et du Développement urbain de la Banque.
L’institution estime que cette ligne contribuera à rapprocher les bassins de production des marchés, à améliorer la compétitivité logistique et à créer de nouvelles opportunités économiques le long du corridor reliant Alger à El Meniaa.
La Banque souligne que le projet ambitionne de désenclaver les zones agricoles et minières traversées, de réduire les coûts et les délais de transport et de soutenir le développement de secteurs tels que l’agriculture, l’agro-industrie, les services logistiques, le bâtiment et les travaux publics.
Il comprend également des mesures d’accompagnement en faveur du développement local, notamment des programmes de formation destinés aux jeunes et aux femmes dans les métiers du rail, de la logistique, du tourisme et de l’artisanat, ainsi que des initiatives visant à stimuler l’activité économique dans les territoires concernés.
Pour la BAD, cette opération s’inscrit dans le Document de stratégie pays 2025-2030 adopté pour l’Algérie, qui met l’accent sur la diversification économique, le développement des infrastructures et le renforcement de l’intégration régionale.
Ce nouveau financement intervient après l’approbation, en décembre 2025, d’un premier concours financier de la BAD de 747 millions d’euros pour la première phase du projet. Selon les données officielles, le coût total de cette première tranche est estimé à 1,75 milliard de dollars, illustrant l’ampleur des investissements engagés pour développer le réseau ferroviaire national.
MK/AK/Sf/APA







