Le procès en appel d’une quarantaine de figures de l’opposition et personnalités tunisiennes condamnées à de lourdes peines en première instance pour « complot contre la sûreté de l’Etat » a brièvement repris ce lundi17 novembre avant d’être reporté au 27 novembre, rapportent des médias sur place .
Près de 40 personnes, poursuivies pour « complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat » et « adhésion à un groupe terroriste », devaient comparaître ce lundi. Le procès a reporté dès l’ouverture en l’absence des principaux mis en cause.
Parmi les accusés, figurent Jawhar Ben Mbarek, co-fondateur de la principale coalition d’opposition, les chefs de partis Issam Chebbi et Ghazi Chaouachi ou l’homme d’affaires Kamel Ltaief, tous emprisonnés depuis février 2023.
Au début de l’audience, les avocats de ces accusés ont refusé qu’ils soient entendus en visioconférence, demandant qu’ils puissent comparaître en personne.
En avril, les accusés avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 74 ans de prison, après seulement trois audiences « à distance » et sans plaidoiries de la défense.
Avant la reprise du procès, formellement ouvert le 27 octobre mais très vite ajourné, l’ONG américaine HRW a réclamé « l’annulation des peines injustes » prononcées en première instance, dénonçant « des accusations infondées » et une absence de « garanties d’un procès équitable ». Pour HRW, ce méga-procès « s’inscrit dans une répression plus globale de toute forme de critique ou dissidence ».
Depuis que le président Kais Saied s’est emparé des pleins pouvoirs à l’été 2021, les défenseurs des droits dénoncent un recul des libertés en Tunisie. Des dizaines d’opposants, avocats, journalistes, travailleurs humanitaires, sont détenus pour des accusations de complot ou en vertu d’un décret sur les fausses informations, critiqué par les ONG.
AK/te/Sf/APA Avec AFP







