La cérémonie du 81ᵉ anniversaire du massacre des tirailleurs sénégalais s’est tenue lundi 1er décembre 2025 au camp militaire de Thiaroye, dans la grande banlieue est de Dakar.
Plusieurs délégations africaines étaient présentes, et le point central de la commémoration a été l’annonce de l’érection d’une « stèle commémorative » entre le camp et le cimetière, symbolisant la « mémoire » et la « justice » pour les victimes. Le président sénégalais a annoncé la construction d’une stèle commémorative entre le camp et le cimetière, « qui constituera le cœur d’un vaste ensemble mémoriel, symbole de mémoire et de vérité », a-t-il précisé.
Bassirou Diomaye Faye a souligné que « le souvenir de nos martyrs doit continuer de vivre dans notre mémoire collective et celle des générations futures ». Il a ajouté que la stèle sera accompagnée d’espaces éducatifs et culturels pour la jeunesse et d’installations pour accueillir des chercheurs internationaux.
Il a rappelé que les tirailleurs massacrés réclamaient le paiement de leurs indemnités et la reconnaissance de leur dignité. « Commémorer Thiaroye, c’est reconnaître que nos destins sont liés et que cette tragédie est le socle d’une solidarité africaine », a-t-il affirmé.
Adama Barrow : « La vérité ne peut être ignorée »
Le président gambien, Adama Barrow, a pris la parole et a souligné la dimension panafricaine de cette mémoire. « Nous connaissons la vérité sur Thiaroye. Ce n’était pas une routine, mais une exécution sommaire dont le seul crime était de demander leurs vies », a-t-il déclaré.
Il a précisé que le massacre représente un « crime historique » touchant toute l’Afrique et que la Gambie partage « les mêmes liens familiaux et historiques avec les tirailleurs sénégalais ». Barrow a conclu en affirmant que la reconnaissance de ce chapitre sombre constitue une étape essentielle pour l’unité et la souveraineté africaines.
La cérémonie a débuté par le dépôt d’une gerbe au cimetière des tirailleurs. Elle s’est déroulée en présence de plusieurs délégations africaines, dont Gambie, Côte d’Ivoire, Togo, Cameroun, Comores, Congo et Mauritanie, entre autres, ainsi que du président de l’Assemblée nationale Malick Ndiaye, du Premier ministre Ousmane Sonko, de membres du gouvernement, du corps diplomatique, de députés et d’officiers supérieurs.
Les Tirailleurs, bien que surnommés « sénégalais », provenaient de 17 territoires coloniaux français devenus aujourd’hui des pays indépendants.,
SS/Sf/APA







