Le Premier ministre libyen évoque avec le président syrien les tensions au Moyen-Orient et plaide pour des solutions politiques afin d’éviter une aggravation du conflit.
Le Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah s’est entretenu mercredi par téléphone avec le président syrien Ahmad Al-Sharaa afin d’évoquer les récents développements au Moyen-Orient et leurs répercussions sur la sécurité régionale. L’échange intervient dans un contexte d’escalade militaire qui suscite de vives inquiétudes parmi plusieurs capitales de la région.
Selon des informations communiquées par les autorités libyennes, les deux responsables ont passé en revue l’évolution rapide de la situation sécuritaire et ses implications pour la stabilité des pays du Moyen-Orient. Dbeibah a exprimé la préoccupation de Tripoli face à la montée des tensions et aux risques d’extension du conflit dans la région.
Au cours de la conversation, le chef du gouvernement libyen a affirmé que la Libye rejette toute attaque visant la Syrie ou tout autre État arabe, estimant que de telles actions pourraient avoir des conséquences négatives sur la sécurité régionale et sur la stabilité des populations civiles. Cette position s’inscrit dans une ligne diplomatique qui met en avant la défense de la souveraineté des États et la recherche de solutions politiques aux crises régionales.
Abdul Hamid Dbeibah a également souligné la nécessité de privilégier le dialogue et la négociation pour contenir les tensions actuelles. Il a appelé les parties impliquées dans la crise à reprendre les discussions diplomatiques afin d’éviter une aggravation du conflit et de préserver la stabilité de la région.
De son côté, le président syrien Ahmad Al-Sharaa a salué la position exprimée par Tripoli en faveur du respect de la souveraineté syrienne. Il a insisté sur l’importance de renforcer la coordination et les consultations entre les pays arabes face aux défis sécuritaires actuels, estimant qu’une coopération accrue est nécessaire pour faire face aux tensions régionales.
Cet échange s’inscrit dans une série de contacts diplomatiques entre dirigeants de la région depuis l’intensification des tensions au Moyen-Orient. Plusieurs pays arabes cherchent à coordonner leurs positions afin de limiter les risques d’extension du conflit et d’encourager une désescalade diplomatique.
Pour la Libye, cette initiative diplomatique vise également à affirmer sa volonté de participer aux efforts régionaux en faveur de la stabilité.
Les autorités libyennes indiquent que leur politique étrangère reste fondée sur le respect de la souveraineté des États et sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, dans un contexte où les équilibres régionaux demeurent particulièrement fragiles.
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