Des membres de la Chambre des représentants libyenne ont déclaré avoir été empêchés, lundi à Benghazi, de tenir une séance parlementaire pourtant prévue après l’obtention du quorum requis. Selon le député Ezzedine Gwereb, des éléments du bataillon de la Garde présidentielle ont bloqué l’accès au siège du Parlement sur ordre du président de la Chambre, Aqila Saleh.
D’après les déclarations de Gwereb à la presse, les députés comptaient examiner plusieurs propositions de réforme, dont des amendements au règlement intérieur de l’institution. Il a affirmé que les parlementaires s’étaient réunis après avoir atteint le quorum légal nécessaire à la tenue de la séance.
À la suite de cet incident, 86 députés ont publié un communiqué annonçant leur intention de poursuivre leur campagne en faveur de la réforme du Parlement. Ils affirment qu’après huit mois sans pouvoir organiser de séance consacrée à ces questions, ils ont finalement réuni le nombre de députés requis avant de se voir refuser l’accès au bâtiment sur instruction de la direction de la Chambre.
Les signataires assurent que cette décision ne mettra pas un terme à leur initiative. Ils indiquent vouloir organiser une nouvelle réunion dans un autre lieu, dans une ville libyenne où les membres de la Chambre pourront exercer leurs fonctions parlementaires.
Dans leur communiqué, les députés précisent que leur démarche ne vise pas à entraver le processus politique ni les discussions en cours, notamment le dialogue «4+4», auquel ils disent continuer d’apporter leur soutien. Selon eux, leur objectif est de réformer le fonctionnement interne de la Chambre des représentants et de garantir le respect de son règlement intérieur ainsi que l’exercice normal du mandat parlementaire de ses membres.
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