Des publications virales sur les réseaux sociaux accusant la France d’avoir offert 35 millions d’euros, soit 23 milliards Fcfa, à la Côte d’Ivoire pour le Métro d’Abidjan, ont suscité la colère de nombreux internautes, qui dénoncent un « cadeau » financier au détriment des contribuables français.
Selon le site d’information français 20minutes.fr, la France n’a pas fait un « cadeau » de 35 millions d’euros (23 milliards de FCFA) à la Côte d’Ivoire, mais a signé deux conventions de financement sous forme de « prêt ».
« Il ne s’agit pas d’un don, mais d’un prêt », précise le site français 20minutes.fr, qui souligne que « ce prêt doit alimenter les carnets de commandes des entreprises françaises comme Bouygues, Alstom et Keolis »
Ce mécanisme financier est assorti de conditions strictes qui profitent directement au tissu industriel hexagonal. Les fonds débloqués sont en effet fléchés pour alimenter directement les carnets de commandes de géants industriels français, insiste-t-il.
« Le compte@lemedia100filtr, dans un post publié le 11 août 2026 et vu plus de 540.000 fois, lance l’alerte : Métro d’Abidjan : la Côte d’Ivoire décroche 23 milliards de FCFA de financement auprès de la France », rapporte le média français.
Très vite, la sphère politique et militante française s’est emparée de la nouvelle sur ce financement. Le militant d’extrême droite Damien Rieu a notamment partagé l’information avec la formule bien connue : « La Corrèze plutôt que le Zambèze ».
De son côté, Myriam Palomba s’est indignée d’un prétendu manque de moyens nationaux : « Pas d’argent en France pour les écoles, les retraites, les hôpitaux… Mais 35 millions pour le métro d’Abidjan ! ». Des propos qui ont suscité la colère de nombreux internautes.
Loin d’être un geste philanthropie aux dépens des services publics français, ce financement s’apparente plutôt à un levier de soutien économique pour les entreprises tricolores à l’export, tout en appuyant le développement des infrastructures de transport à Abidjan.
AP/APA





