Le Koweït et Bahreïn ont annoncé dimanche avoir été la cible de missiles et de drones iraniens, dans une nouvelle escalade militaire qui fragilise le cessez-le-feu conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran.
À Bahreïn, les défenses antiaériennes ont intercepté et détruit plusieurs projectiles iraniens, a indiqué l’armée, qui s’est déclarée en « état d’alerte maximale ». Les sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises durant la nuit, tandis que les autorités ont appelé la population à se mettre à l’abri, selon des medias.
Le Koweït a également fait état de tirs de « missiles et drones hostiles » contre son territoire. Dans un communiqué, le ministère koweïtien des Affaires étrangères a dénoncé une « violation flagrante » de la souveraineté du pays, imputant ces frappes à l’Iran. Le ministère koweitien a condamné des « agressions haineuses et répétées », soulignant que ces attaques compromettaient les efforts visant à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont revendiqués les attaques, affirmant avoir visé la base américaine Ali al-Salem au Koweït ainsi que la base de la Cinquième flotte américaine à Port Salman, au Bahreïn, en représailles aux frappes américaines menées samedi contre plusieurs installations militaires iraniennes.
Ces bombardements américains avaient ciblé, selon le Commandement central des États-Unis (Centcom), des infrastructures de surveillance, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des capacités de pose de mines. Washington affirme avoir agi en réponse à une attaque iranienne contre un pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz.
AK/Sf/APA







