Le gouvernement burkinabè a adopté jeudi un décret portant création de Faso SANU, une société d’Etat chargée de contribuer à la réorganisation et à l’encadrement de l’exploitation artisanale de l’or, dans le cadre du renforcement du contrôle du secteur minier.
Réuni sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a également adopté des textes relatifs à la réorganisation des sites d’orpaillage illégaux, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo.
Le premier décret définit les conditions de réorganisation des sites miniers illégaux, notamment ceux confrontés à des conflits ou présentant un caractère stratégique pour l’Etat. Cette mesure vise à mieux encadrer les activités d’exploitation artisanale et à instaurer un climat apaisé sur les sites concernés.
À cette occasion, le ministre chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a averti que les personnes impliquées dans l’emploi d’enfants sur les sites miniers s’exposeraient à des sanctions prévues par la loi.
Dénommée Faso SANU, qui signifie « or » en dioula, la nouvelle société sera détenue à parts égales par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et le Trésor public, chacun disposant de 50 % du capital.
Elle aura notamment pour mission de servir de bras technique à l’Etat dans la mise en œuvre de la réorganisation du sous-secteur de l’exploitation artisanale de l’or. Un troisième décret adopté par le Conseil des ministres porte sur ses statuts.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de renforcer la maîtrise de la production aurifère artisanale, un secteur confronté à des défis liés à la fraude, à la contrebande ainsi qu’aux risques environnementaux et sanitaires.
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