Un opposant algérien arrêté en 2021 lors du Hirak a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme.
Un tribunal algérien a condamné l’opposant de gauche Fethi Ghares, à deux ans de prison ferme, pour « outrage au président de la République », selon son avocat.
Ghares, qui doit s’acquitter d’une amende de 300 000 dinars (2000 euros environ), a été condamné mardi dernier par le tribunal de Hussein-Dey, à « deux ans de prison ferme, pour des propos concernant le président de la République », a déclaré son avocat qui a annoncé un recours en appel.
Fethi Ghares était poursuivi pour « outrage à corps constitué » et « propagation de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre et à la sécurité publique ».
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Ghares a dit qu’on lui reprochait d’avoir critiqué le président Abdelmadjid Tebboune lors d’une rencontre avec la presse, où il avait annoncé une révision de la loi électorale et des partis.
L’opposant a été arrêté en 2024, avant l’élection présidentielle du 7 septembre, pour « outrage au président Tebboune ». Son parti, le Mouvement démocratique et social a été interdit par le pouvoir en février 2023.
Arrêté et écroué fin juin 2021 pendant le Hirak, l’opposant avait été condamné en janvier 2022 en première instance à deux ans de prison.
AK/ac/Sf/APA







