Selon des médias qui citent une source française informée, l’incarcération de Djebbar M’henna, ex-directeur de la DGDSE, intervient alors que la justice française cherche à entendre plusieurs responsables algériens dans le cadre de l’enquête ouverte après l’enlèvement et la séquestration présumés d’Amir Boukhors sur le territoire français en avril 2025.
Less mêmes sources indiquent qu’une demande visant à auditionner Djebbar M’henna aurait été évoquée lors de la visite en Algérie du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, le 18 mai 2026. Selon la même source, cette question aurait figuré parmi les sujets abordés avec les autorités algériennes, notamment le président Abdelmadjid Tebboune et le ministre algérien de la Justice, Lotfi Boudjemaa.
L’arrestation de l’ancien chef du renseignement extérieur s’inscrit dans un contexte de rapprochement sécuritaire entre Alger et Paris. Le média avance l’hypothèse selon laquelle cette mesure pourrait également viser à empêcher que l’ancien responsable sécuritaire ne soit un jour mis à la disposition de la justice française, où d’éventuelles révélations pourraient avoir des conséquences politiques sensibles.
Djebbar M’henna avait déjà connu une période d’incarcération après une condamnation prononcée en 2019 par un tribunal militaire pour corruption et enrichissement illicite. Réhabilité par la suite, il avait repris du service avant d’être nommé à la tête de la DGDSE en septembre 2022, puis relevé de ses fonctions en septembre 2024.
La même source souligne également que l’actuel patron du renseignement extérieur algérien, Rochdi Fethi Moussaoui, dit « Saddek », est cité dans plusieurs enquêtes de presse françaises consacrées aux opérations présumées menées contre des opposants algériens à l’étranger. Le360 rappelle notamment qu’une enquête publiée par Le Journal du Dimanche en mai 2025 avait évoqué son implication présumée dans le dossier Amir DZ.
Les investigations françaises auraient progressivement remonté la chaîne de commandement de l’opération présumée, jusqu’aux plus hauts niveaux de l’appareil sécuritaire algérien. Les autorités algériennes n’ont pas, à ce stade, communiqué publiquement sur les informations rapportées concernant l’incarcération de Djebbar M’henna ni sur les éléments de l’enquête française.
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