La création du Réseau africain des parlements ouverts, en tant que cadre d’échange d’expériences entre les parlements des pays membres de l’Initiative «Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) » et de ceux candidats à y adhérer, a été annoncée ce mercredi 6 mai à Rabat.
À l’occasion de la création du Réseau africain des parlements ouverts, il a été convenu que la ville de Rabat accueillera le Secrétariat permanent de ce Réseau et que la Chambre des Représentants du Maroc en assurera la présidence.
Cette annonce a été faite lors de la journée parlementaire organisée dans le cadre de la Conférence africaine du partenariat pour un gouvernement ouvert, selon un communiqué de la Chambre des représentants.
Cette Conférence a connu la participation des parlements africains membres de ladite initiative, ainsi que ceux qui aspirent à y adhérer, à savoir : la Chambre des représentants du Maroc, l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, le Parlement du Ghana, l’Assemblée nationale du Bénin et l’Assemblée nationale du Sénégal et ce, en présence du Directeur général de l’initiative PGO, ainsi que de plusieurs partenaires internationaux.
Selon la déclaration inhérente à la création de ce Réseau, cette initiative se veut l’aboutissement de « notre prise de conscience de la nécessité d’une ouverture des institutions législatives et son importance pour consolider et améliorer la pratique démocratique et renforcer la participation citoyenne à la gestion des affaires publiques »..
Cela traduit aussi la conviction des parlements africains présents quant aux valeurs et principes de l’initiative Partenariat pour des gouvernements, des parlements et des institutions ouverts, notamment ceux liés à l’ouverture, à l’inclusion, à la transparence, à la reddition des comptes, et à la facilitation de l’accès à l’information et de son partage, ajoute la même source.
Selon les termes de la Déclaration dite de création du Réseau africain des parlements ouverts, ce Réseau se fixe pour mission de servir de cadre pour une action conjointe, le partage d’expertises, l’échange mutuel d’informations sur les pratiques nationales en matière d’ouverture, d’implication de la société civile, de numérisation et d’accès à l’information pour tous.
Le Réseau est lancé dans un contexte où les pays africains consolident leur action parlementaire et mettent en place des institutions législatives fondées sur des élections libres et des systèmes multipartites, et à un moment où, les instances élues du monde entier se trouvent confrontées à un discours contre l’action institutionnelle, selon le document.
Cela requiert une plus grande détermination, ainsi que des politiques et des mesures, à même de consolider la place des institutions parlementaires au sein des sociétés, de promouvoir l’ouverture des parlements aux communautés et aux acteurs sociaux, et d’associer les jeunes et les femmes à la pratique démocratique et à l’action parlementaire.
Le Réseau s’assigne pour mission aussi d’ériger la numérisation en un outil de démocratisation, permettant aux citoyens, notamment aux jeunes, de comprendre le mode de fonctionnement des conseils parlementaires, d’accéder aux informations, et de prendre connaissance des actions des parlementaires en matière de législation, d’adoption des lois, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
Le réseau vise également à faire usage de la numérisation et de l’Intelligence Artificielle (IA) de manière responsable et vigilante, afin de garantir la légalité des textes législatifs et réglementaires, de manière à les rendre lisibles, transparents et accessibles à tous, au service de l’État de droit.
AK/Sf/APA







