La réunion de la Haute-commission mixte maroco-égyptienne marque une relance politique et économique attendue pour renforcer un partenariat stratégique bilatéral qui vise à enclencher des mécanismes concrets de coopération.
Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, co-préside ce lundi au Caire, aux côtés du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouli, les travaux de la Haute commission mixte de coopération maroco-égyptienne, selon une source officielle. Cette session intervient après plusieurs reports et s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations entre Rabat et Le Caire, dans un environnement régional marqué par des recompositions géopolitiques rapides.
Dans le prolongement de ce cadre institutionnel, les deux responsables doivent tenir un entretien bilatéral en amont des travaux, centré sur les relations entre les deux pays, ainsi que sur les principaux dossiers régionaux. Les discussions devraient notamment porter sur la situation au Moyen-Orient, dans un contexte de tensions accrues impliquant l’Iran et plusieurs pays du Golfe, ce qui renforce l’intérêt d’une coordination politique entre capitales arabes.
Cette réunion traduit également une volonté partagée de redynamiser un partenariat qualifié de stratégique et historique par les deux parties. Les relations maroco-égyptiennes reposent sur des échanges réguliers et une coopération multisectorielle, soutenue au plus haut niveau par le roi Mohammed VI et le président Abdel Fattah Al-Sissi. Les deux pays affichent ainsi une convergence sur plusieurs enjeux régionaux et africains, avec un accent particulier sur la stabilité et le développement économique.
Sur le plan économique, les discussions devraient aborder les moyens de rééquilibrer les échanges commerciaux bilatéraux, marqués récemment par des disparités. Les autorités des deux pays cherchent à fluidifier les flux commerciaux et à encourager les investissements croisés, notamment dans des secteurs structurants tels que l’industrie, l’agroalimentaire et l’énergie, dans une logique d’intégration économique élargie vers les marchés africains.
Dans cette perspective, la présence d’une importante délégation ministérielle marocaine au Caire illustre l’ambition de donner un contenu opérationnel aux accords attendus. Au-delà des déclarations d’intention, les travaux de la Haute commission visent à enclencher des mécanismes concrets de coopération, à un moment où les équilibres régionaux renforcent la nécessité d’alliances économiques et politiques plus structurées entre pays africains et arabes.
MK/AK/Sf/APA






