L’Autorité nationale des élections (ANE) a indiqué qu’une annulation partielle ou totale des élections législatives en Libye restait possible si la loi l’exige, a déclaré son président à la veille de la publication des résultats.
Le Président de l’ANE libyenne, Hazem Badawi n’exlut pas l’éventualité d’une annulation des legislatives, précisant lors d’une conférence de presse au Caire, que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour garantir l’intégrité du scrutin.
« L’ANE suit tout ce qui se passe sur le terrain et veille à la sécurité et à la transparence du processus électoral », a-t-il affirmé. Avant de souligner que toute décision serait strictement conforme à la loi, même si cela devait conduire à une annulation partielle ou totale des élections.
Le président a ajouté que l’Autorité « ne couvre aucune infraction » et examine tous les recours déposés par les candidats, les électeurs et les observateurs. « Aucun député ne siègera au Parlement sans la volonté des électeurs », a-t-il insisté.
Selon l’ANE, 88 recours ont été enregistrés concernant la première phase du scrutin. Les décisions finales seront rendues le mardi 18 novembre, en même temps que la proclamation officielle des résultats.
Cette conférence survient après l’appel du président Abdel Fattah Al-Sissi demandant à l’Autorité de prendre « toutes les décisions nécessaires » pour assurer la transparence du processus.
La première phase des législatives s’est déroulée les 10 et 11 novembre dans 14 gouvernorats, dont Gizeh, Alexandrie, Louxor, Assouan et la Mer Rouge, couvrant 70 circonscriptions.
Le scrutin a été entaché de controverses, avec notamment des vidéos montrant des irrégularités lors du dépouillement. À Alexandrie, la commission judiciaire de la circonscription d’Al-Montazah a annulé tous les votes d’une urne de l’école Moustafa Musharraf après la constatation d’irrégularités.
MK/te/Sf/APA







