Le programme de la BAD pour le financement de la formation professionnelle au Maroc contribuera également à consolider les dispositifs existants et à améliorer leur efficacité ainsi que leur couverture.
La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 200 millions d’euros destiné à soutenir un vaste programme de réforme de la formation professionnelle au Maroc, dans un contexte où les autorités cherchent à améliorer l’employabilité des jeunes et à répondre aux besoins croissants du marché du travail.
Le Conseil d’administration du Groupe de la BAD a validé cette enveloppe pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 », présenté comme un mécanisme axé sur les résultats. Selon l’institution panafricaine, cette opération vise à renforcer la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle tout en améliorant les passerelles vers l’emploi.
Le programme prévoit notamment une accélération de la numérisation des services de formation, le développement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle ainsi que le renforcement des mécanismes d’insertion professionnelle. Trois axes structurent cette initiative : le développement des compétences et des partenariats stratégiques, une formation davantage alignée sur les besoins des entreprises, et une transformation numérique accompagnée d’un appui institutionnel.
Cette opération s’inscrit dans les priorités définies par la feuille de route marocaine pour l’emploi 2025-2030, alors que le Royaume fait face à une progression du chômage des jeunes diplômés et à des difficultés persistantes d’adéquation entre les profils formés et les attentes du secteur privé. La BAD estime que le programme contribuera à élargir l’accès à des formations plus diversifiées et à améliorer l’intégration des bénéficiaires sur le marché du travail.
« Le programme Cap Compétences 2030 s’inscrit dans les priorités de la feuille de route nationale pour l’emploi 2025-2030 et dans la vision stratégique du Groupe de la Banque autour des Quatre Points cardinaux », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc. Il a souligné que l’objectif consiste à « tirer parti du dividende démographique pour soutenir la création de valeur et promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes ».
La Banque africaine de développement indique également que son intervention sera coordonnée avec plusieurs partenaires techniques et financiers afin d’assurer une complémentarité des appuis aux politiques publiques marocaines. L’institution rappelle avoir mobilisé plus de 15 milliards d’euros au Maroc depuis le début de ses opérations dans le pays, couvrant des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, la gouvernance, l’éducation et la santé.
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