Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités zimbabwéennes sont parvenus à un accord au niveau des services sur une nouvelle phase de réformes dans le cadre du programme de suivi par les services du Fonds (SMP).
Dans un communiqué publié jeudi, le FMI a indiqué avoir conclu avec le Zimbabwe un accord autour d’une nouvelle phase de réformes, parmi les principaux résultats d’une mission conduite à Harare du 7 au 17 septembre par une équipe dirigée par Wojciech Maliszewski.
« Nous sommes heureux d’annoncer que les services du FMI et les autorités zimbabwéennes sont parvenus à un accord au niveau des services sur les politiques nécessaires à l’achèvement de la deuxième revue du programme de suivi d’une durée de dix mois », a déclaré M. Maliszewski.
L’accord reste soumis à l’approbation de la direction du FMI
Selon lui, l’achèvement de cette revue constituerait « une nouvelle étape dans la consolidation de la stabilité macroéconomique et dans l’établissement d’un historique de réformes en vue de l’apurement des arriérés, de la restructuration de la dette et de la normalisation des relations avec la communauté financière internationale ».
La mission du FMI a salué les résultats enregistrés jusqu’à présent, jugeant solide la mise en œuvre des engagements convenus jusqu’à fin juin 2026.
« Tous les objectifs quantitatifs et indicatifs ont été atteints, à l’exception de l’objectif indicatif relatif aux dépenses sociales protégées et aux dépenses prioritaires », a précisé M. Maliszewski.
L’économie zimbabwéenne devrait enregistrer une croissance de 5 % en 2026, avant de ralentir à 3,5 % en 2027 sous l’effet d’un épisode de super El Niño attendu, susceptible d’affecter la production agricole.
L’inflation devrait rester à un chiffre en 2027, tandis que le compte courant devrait demeurer excédentaire.
Les prochaines mesures porteront notamment sur le renforcement du contrôle des dépenses publiques, l’amélioration de la gestion des finances publiques et des arriérés intérieurs, la poursuite de la libéralisation du marché des changes ainsi que la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.
Ces réformes visent notamment à renforcer la redevabilité des institutions publiques et la confiance des citoyens.
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