Le secteur sud-africain du diamant naturel est frappé de plein fouet par un droit de douane de 30 % imposé par les États-Unis, poussant Prétoria à lancer un appel pressant en faveur d’une stratégie mondiale de relance.
Mardi, le ministre sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, Gwede Mantashe, a réuni à Prétoria les acteurs de la filière pour une concertation d’urgence. Il a exhorté les producteurs à unir leurs efforts face à la baisse de la demande et à la concurrence croissante des diamants synthétiques, particulièrement sur les marchés occidentaux.
Contrairement à l’or, aux métaux du groupe du platine et au charbon – exemptés du nouveau régime tarifaire américain – les diamants naturels sud-africains restent pleinement soumis à ce prélèvement de 30 %, un coup dur pour l’un des fleurons historiques des exportations nationales.
Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de l’Afrique du Sud, derrière la Chine.
Le ministre a mis en garde contre la perte de compétitivité des diamants sud-africains sur le marché américain, où les pierres de synthèse représentent désormais environ 25 % des transactions.
Il a plaidé pour une augmentation de la production, une montée en gamme via la taille et le polissage local, ainsi qu’une campagne de promotion internationale coordonnée, afin de repositionner le diamant naturel sur les segments haut de gamme.
« Nous devons promouvoir le diamant naturel, mais aussi en produire davantage. Sa valorisation locale est un enjeu stratégique majeur », a insisté Mantashe.
L’Afrique du Sud s’est imposée de longue date comme un acteur clé de l’extraction diamantifère, avec des sites emblématiques comme Kimberley ou Cullinan qui ont façonné sa renommée mondiale.
Mais le secteur fait face à des vents contraires : essor des alternatives synthétiques, évolution des préférences des consommateurs, et désormais, mesures commerciales punitives.
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