La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la Banque de développement d’Afrique australe (DBSA) ont conclu un accord-cadre pour mettre en place un mécanisme conjoint doté de 20 millions de dollars destiné à préparer des projets d’infrastructures et industriels en Afrique du Sud et dans la région.
Dans le cadre du mécanisme conjoint de préparation de projets (JPPF), devant être doter de 20 millions de dollars selon l’accord-cadre qu’elles ont signé, Afreximbank et la DBSA pourront apporter chacune jusqu’à 10 millions de dollars pour financer les études et travaux nécessaires à la maturation de projets à fort impact.
L’objectif est de transformer des projets encore au stade de conception en opérations suffisamment structurées pour attirer des financements publics et privés.
Afreximbank et la DBSA procéderont conjointement à l’identification, à l’évaluation et à la hiérarchisation des projets. Le mécanisme financera notamment les études techniques, financières et juridiques nécessaires pour lever les obstacles à leur bancabilité.
Les secteurs ciblés comprennent l’électricité et l’énergie, notamment la transition énergétique, les transports et la logistique, les technologies de l’information et de la communication ainsi que la valorisation des minerais stratégiques.
La coopération sera d’abord concentrée sur l’Afrique du Sud et l’Afrique australe, avec la possibilité d’être étendue à d’autres pays africains présentant un intérêt commun.
L’accord constitue l’un des premiers instruments opérationnels faisant suite à l’adhésion de l’Afrique du Sud à l’accord d’établissement d’Afreximbank en février 2026. Le pays est devenu le 54e État membre de l’institution panafricaine, qui avait annoncé à la même période un programme de 8 milliards de dollars en sa faveur.
Le JPPF vient également compléter l’accord-cadre de participation aux risques conclu entre Afreximbank et la DBSA en février dernier, en élargissant leur collaboration à la phase de préparation des projets.
« Le défi des infrastructures en Afrique ne tient pas uniquement à une pénurie de capitaux ; il réside aussi dans le manque de projets préparés selon les normes exigées par les investisseurs et les prêteurs », a relevé Kanayo Awani, vice-présidente exécutive d’Afreximbank chargée du Commerce intra-africain et du Développement des exportations.
De son côté, Gregory Fyfe, directeur des investissements de la DBSA, a estimé que ce partenariat permettra de renforcer le portefeuille de projets bancables et d’accélérer la réalisation d’infrastructures favorisant la croissance économique, l’industrialisation et l’intégration régionale.
Les projets préparés grâce au mécanisme pourront, sous réserve d’évaluations et d’approbations distinctes, bénéficier de financements ultérieurs d’Afreximbank et de la DBSA. Ils pourront également être soumis à des investisseurs privés, à des institutions de financement du développement et à des prêteurs commerciaux.
L’initiative s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement 2030 de l’Afrique du Sud, de l’intégration régionale au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
TE/Sf/APA





