Des spécialistes du secteur agricole tunisien plaident pour la mise en place d’un certificat national SIPAN, étape clé vers la reconnaissance internationale des systèmes agricoles traditionnels du pays par la FAO.
Des experts et acteurs du monde agricole ont appelé à la création d’un certificat national pour les Systèmes ingénieux du patrimoine agricole national (SIPAN).
La Tunisie cherche à positionner ses systèmes agricoles traditionnels sur la scène internationale tout en renforçant la cohésion sociale et la résilience locale face aux effets du changement climatique.
Cette reconnaissance serait une étape préalable à l’inscription de ces systèmes sur la liste mondiale des SIPAM, portée par la FAO.
Lors d’un séminaire, organisé à l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), les experts ont mis en avant l’importance de la valorisation des savoir-faire traditionnels dans l’agriculture tunisienne.
Selon les intervenants, la labellisation SIPAN permettrait d’identifier les systèmes à fort potentiel en matière de biodiversité et de résilience, en les inscrivant dans une dynamique de conservation et de développement durable.
L’accent a été mis sur le rôle central des femmes rurales dans la transmission des pratiques agricoles traditionnelles.
Engagées dans la conservation des semences locales, la fabrication d’engrais naturels ou encore la gestion raisonnée de l’eau, elles participent activement à la sécurité alimentaire et à la préservation des écosystèmes.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutient cette approche à travers son initiative SIPAM, lancée en Tunisie il y a près de quatre ans.
L’institution appelle les gouvernements à renforcer les capacités des femmes agricultrices et artisanes, gardiennes de la diversité biologique et du patrimoine alimentaire.
SL/ac/Sf/APA







