Yvette Cooper s’est rendue à Adré pour constater la situation humanitaire des centaines de milliers de civils fuyant les violences au Soudan et soutenir les efforts de protection et d’assistance.
La ville d’Adré, située à la frontière entre le Tchad et le Soudan, est devenue l’un des principaux points d’entrée pour des centaines de milliers de civils fuyant les violences au Soudan. C’est dans ce contexte de crise humanitaire majeure que la ministre d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni, Yvette Cooper, a effectué cette semaine une visite à l’Est du Tchad afin d’évaluer la situation.
Aux côtés des autorités tchadiennes, notamment la ministre déléguée aux Affaires étrangères, la Commission nationale pour l’accueil, la réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR), ainsi que des représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la ministre britannique a rencontré des familles réfugiées récemment arrivées, après souvent des parcours marqués par la violence, la peur et la perte de leurs moyens de subsistance. La visite, organisée avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), a permis de mesurer l’ampleur des besoins humanitaires dans une région déjà fragilisée par la pauvreté et les
La délégation s’est rendue au centre d’enregistrement des réfugiés, un dispositif clé pour assurer leur identification, leur protection et leur accès aux services de base. La ministre britannique a également visité un centre pour femmes dirigé par des réfugiées soudanaises, véritable espace de protection et de résilience où les femmes trouvent un accompagnement psychosocial, une écoute attentive et un soutien communautaire face aux traumatismes subis.
Un site de distribution alimentaire a également figuré au programme de la visite. Le PAM y fournit une assistance alimentaire essentielle à des milliers de familles réfugiées, dont la survie dépend largement de l’aide humanitaire. Cette assistance contribue également à réduire les tensions avec les communautés hôtes tchadiennes, elles-mêmes confrontées à une forte pression sur les ressources naturelles, l’eau et les services sociaux.
Depuis la guerre qui a éclaté entre l’armée soudanaise et les forces de soutien rapide (FS), un groupe paramilitaire en avril 2023, le Tchad est devenu une terre d’asile pour de milliers de familles.
Installées dans les provinces du Ouaddai, du Wadi Fira et du Sila, ces réfugiés sont pris en charge par les agences des Nations Unies et le gouvernement tchadien. Confrontées aux difficultés financières dues à la suspension d’aide des Etats-Unis, ces agences ont plusieurs fois alerté sur le risque d’interruption de leur mission.
La visite du ministre britannique a mis en lumière l’urgence de renforcer la solidarité internationale face à une crise appelée à durer. Elle souligne également les efforts constants du Tchad, pays d’accueil majeur, dont l’engagement reste essentiel pour la stabilité régionale et la protection de centaines de milliers de vies humaines.
CA/ac/Sf:APA







