Face à la multiplication d’accidents lors des célébrations, le gouvernement met en garde contre les pratiques festives dangereuses et annonce une application stricte des règles de sécurité, notamment lors des mariages.
Dans un communiqué conjoint rendu public ce 8 janvier 2026 au Tchad, les ministres en charge de la Sécurité publique et de l’Immigration, ainsi que ceux de la Justice et des Droits humains, ont lancé un appel ferme au respect scrupuleux des règles de sécurité applicables lors des événements festifs, notamment les mariages, afin d’enrayer la recrudescence d’accidents parfois mortels.
Les autorités soulignent que, malgré l’existence d’un cadre réglementaire clair, certaines pratiques dangereuses persistent et continuent de provoquer des drames. Le communiqué cite notamment les cortèges de mariage non encadrés, le transport de personnes en position dite « amazone », l’usage d’armes à feu pour des tirs de célébration, ainsi que l’utilisation incontrôlée de feux d’artifice ou de jeux dangereux par des enfants.
S’agissant des tirs d’armes à feu lors des cérémonies nuptiales, les ministres rappellent que cette pratique, souvent banalisée, a déjà entraîné de graves conséquences par le passé. Des balles perdues ont causé des blessures graves, parfois mortelles, touchant aussi bien des invités que de simples passants, y compris des femmes et des enfants. Plusieurs célébrations, censées être des moments de joie, se sont ainsi transformées en scènes de deuil, alimentant l’inquiétude des autorités et de l’opinion publique.
Le communiqué renvoie à l’article 301 du Code pénal ainsi qu’à l’arrêté du 8 janvier 2025, qui réglementent strictement l’organisation des manifestations festives et nuptiales. Les ministres constatent cependant que ces textes demeurent largement méconnus ou délibérément ignorés par certains citoyens.
Face à cette situation, le gouvernement avertit que toute infraction sera désormais sanctionnée conformément aux dispositions en vigueur. Les ministres appellent enfin à une prise de conscience collective et à une vigilance accrue, estimant que la sécurité dans l’espace public est une responsabilité partagée et que la célébration ne saurait justifier la mise en danger de vies humaines.
CA/ac/Sf/APA







