Le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a détaillé mardi les contours de l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), ouvrant la voie à un nouveau programme économique et financier d’un montant de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1.243 milliards de FCFA.
Selon le ministre, les discussions avec le FMI ont porté sur la situation économique et financière du Sénégal, les perspectives à moyen terme, les besoins de financement de l’État ainsi que les politiques et réformes nécessaires au maintien de la stabilité macroéconomique.
Le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) constitue une composante centrale du nouveau dispositif, avec pour objectif de rétablir progressivement les équilibres budgétaires, d’améliorer le profil de la dette et de restaurer les marges de financement de l’État.
Le gouvernement entend également accélérer l’apurement de ses obligations envers le secteur privé. Une enveloppe de 300 milliards de FCFA est prévue d’ici à la fin de l’année pour régler les créances dues aux entreprises.
Sur le volet social, Cheikh Diba a annoncé le paiement des Bourses de sécurité familiale avant la fin du mois de septembre, en amont de la rentrée scolaire. À partir de 2027, leur enveloppe sera doublée, passant de 70 à 140 milliards de FCFA, tandis que le nombre de ménages bénéficiaires doit passer de 5.000 à plus d’un million.
Le nouvel accord doit également permettre au Sénégal de renouer avec ses partenaires au développement et d’accéder à des financements à des conditions plus avantageuses, selon le ministre.
La nouvelle trajectoire économique et financière repose sur trois orientations : un État plus efficace et davantage centré sur les priorités des populations, un meilleur ciblage du soutien public au secteur de l’énergie et un traitement durable de la dette publique.
Le gouvernement poursuivra par ailleurs la transformation du secteur énergétique, notamment à travers une meilleure valorisation des ressources énergétiques nationales.
Pour Cheikh Diba, l’accord technique avec le FMI et le lancement du PTDS constituent un « message de confiance, de responsabilité et d’ambition », en cohérence avec l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ».
« Nous savons où nous sommes. Nous savons ce que la situation exige. Et nous avons arrêté la démarche pour y répondre », a déclaré le ministre, estimant que cette nouvelle étape doit permettre au Sénégal de restaurer durablement ses équilibres économiques et financiers.
AC/APA







