La presse ouest-africaine consultée mercredi à APA est marquée par plusieurs dynamiques, allant du duel politique annoncé au Bénin aux mouvements sociaux au Sénégal, en passant par la solidarité communautaire au Burkina Faso ou encore la transition militaire controversée au Mali.
Au Bénin, Jeune Afrique s’interroge sur le « duel par procuration en 2026 » entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Thomas Boni Yayi. Ce dernier, désormais à la tête du principal parti d’opposition, entend jouer un rôle majeur lors de l’élection présidentielle de 2026, bien qu’il ne soit pas candidat. Il souhaite ainsi prendre une revanche politique contre son ancien rival qui, de son côté, ne briguera pas un troisième mandat.
Dans ce contexte, La Nation met en lumière les objectifs ambitieux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en matière d’inclusion financière, soulignant « un cap sur un taux de 90 % d’ici 2030 ». Cette stratégie régionale, adoptée par le Conseil des ministres de l’UEMOA et portée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), vise à faire en sorte qu’au moins 90 % des adultes utilisent des services financiers d’ici à 2030.
Au Burkina Faso, Maliweb rapporte que l’activiste béninois Kemi Seba a réitéré son soutien au président Ibrahim Traoré, à la veille d’une grande marche organisée en son honneur à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays, en réponse à l’annonce d’un projet présumé de déstabilisation contre la junte militaire.
Bien que la Côte d’Ivoire ait été citée dans ce contexte, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rappelé que « les peuples burkinabè et ivoiriens ont toujours vécu en bonne intelligence et en toute fraternité », estimant qu’il est « impossible » de les diviser.
Alors que le Burkina Faso est engagé dans une lutte intense contre les groupes jihadistes, l’Agence d’information du Burkina (AIB) fait état d’une initiative solidaire : la communauté peule de la province de la Sissili, dans la région du Centre-Ouest, a remis le 25 avril 2025 un don de 140 sacs de riz de 25 kg et 40 bidons d’huile de 5 litres, d’une valeur de 1 million 800 000 francs CFA, aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et aux Forces de défense et de sécurité, dans le cadre de l’effort de paix national.
Au Mali, Jeune Afrique indique que le général Assimi Goïta, pourrait être nommé président pour une durée de cinq ans, selon une proposition issue d’une concertation tenue à Bamako. Cette réunion, qui a duré deux jours, a également abouti à des recommandations en faveur de la dissolution de tous les partis politiques et du durcissement des conditions de leur création.
La majorité des partis politiques a boycotté cette concertation, dénonçant une « mascarade » orchestrée par les autorités militaires. Me Mountaga Tall, figure de la démocratie malienne, a déclaré : « Ils veulent nous raser, ce sera sans nous. »
L’Essor souligne quant à lui la « résilience à la malienne » face aux nombreux défis actuels. Malgré la hausse du coût de la vie due aux sanctions, les Maliens interrogés affirment assumer les choix stratégiques opérés par les autorités de transition, dans un souci de dignité et de souveraineté nationale.
Au Sénégal, Le Quotidien évoque les licenciements survenus sous le nouveau régime Sonko-Diomaye, en amont du 1er mai décrit comme un « mets amer ». Le journal rapporte les « drames insoutenables » vécus par les travailleurs concernés et leurs familles. Boubacar Fall, coordonnateur du Rassemblement des travailleurs du Sénégal (RTS), a déclaré que « ce 1er mai est un deuil collectif ».
Enfin, Sud Quotidien note que l’école et les médias figurent parmi les principales doléances exprimées à l’occasion de la Journée internationale du travail. Les syndicats sénégalais s’apprêtent à faire « front commun » pour porter leurs revendications auprès des autorités.
ODL/ac/Sf/APA







