Cette journée est marquée dans la presse ouest-africaine par des enjeux économiques, sociaux et diplomatiques majeurs en Afrique de l’Ouest, allant de la gouvernance des ressources naturelles à la sécurité alimentaire, en passant par les questions familiales et la diplomatie internationale.
Au Sénégal, Seneweb s’intéresse aux Journées portes ouvertes sur le secteur minier qui se sont tenues à Kédougou, région au cœur de l’activité aurifère, où le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a plaidé pour une exploitation responsable. Insistant sur la nécessité de transparence et de respect des règles, il a rappelé que la Responsabilité sociétale des entreprises est désormais encadrée par le Fonds d’appui au développement local (FADL), fixé à 0,5 % du chiffre d’affaires, afin de mieux redistribuer les richesses aux communautés locales. Il a également souligné la dimension humaine et morale de l’exploitation minière, évoquant les déplacements de populations et la protection de l’environnement, et insisté sur le dialogue entre l’État, les entreprises et les populations pour bâtir un secteur profitable à tous.
Sur le plan diplomatique, rapporte pour sa part Pressafrik, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a pris la parole à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies à New York. Il a dénoncé la situation dramatique à Gaza, qualifiant l’enclave palestinienne de « prison à ciel ouvert », tout en plaidant pour un multilatéralisme fondé sur la justice et un financement pérenne des opérations de paix en Afrique.
Parallèlement, les Premiers ministres du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis à New York, informe l’Agence d’information du Burkina (AIB), pour harmoniser leurs positions avant le débat général de l’ONU, soulignant l’importance de l’indépendance et de la souveraineté des peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES) et planifiant des actions collectives pour porter leur message à la tribune internationale.
Dans la région, les défis sociaux et économiques se manifestent également. Au Mali, le nombre de divorces ne cesse d’augmenter, notamment dans le district de Bamako où plus de 150 ruptures sont prononcées chaque semaine, alerte Maliweb. Selon les observations des tribunaux et des associations, les causes sont principalement financières, mais elles reflètent aussi l’évolution des mœurs et l’émergence de mariages « clandestins », célébrés de manière discrète pour éviter les tensions familiales et sociales.
Le Niger, de son côté, bénéficie d’une détente exceptionnelle des prix alimentaires grâce à une combinaison de récoltes abondantes, de déstockages commerciaux et de ventes subventionnées, se réjouit l’Agence nigérienne de presse. Selon le Système d’informations sur les marchés agricoles, les prix du mil, du sorgho, du maïs et du riz importé ont connu des baisses spectaculaires, allant jusqu’à -45 % pour le maïs par rapport à l’année précédente, renforçant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.
En Guinée, le Premier ministre Amadou Oury Bah a annoncé que son gouvernement ne démissionnera pas à la suite du référendum portant adoption d’une nouvelle Constitution, privilégiant la stabilité et le respect des règles démocratiques, rapporte Africaguinee. Tandis qu’en Côte d’Ivoire, Abidjan.net fait savoir que le port d’Abidjan a accueilli un navire en provenance des États-Unis transportant 27 000 tonnes de blé, une première depuis 17 ans. Cette cargaison marque un tournant stratégique pour la diversification des approvisionnements alimentaires et illustre le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays.
Sf/APA





