La journée du 24 octobre s’ouvre sur une Afrique de l’Ouest en mouvement, entre redressement économique, tensions politiques et hommages à des figures emblématiques. Du Sénégal au Ghana, les débats oscillent entre gouvernance, stabilité et héritage, dessinant le visage contrasté d’une région toujours en quête d’équilibre.
Au Sénégal, Seneweb rapporte que le ministre de l’Économie Abdourahmane Sarr a reçu une mission du FMI conduite par Edward Gemayel. Les discussions, centrées sur la soutenabilité de la dette et la préparation d’un nouveau programme économique, ont permis au ministre de réaffirmer la solidité financière du pays. Il a mis en avant le Plan de redressement économique et social (PRES) et les réformes pro-privé comme leviers d’une croissance maîtrisée, tout en insistant sur l’importance de la confiance des partenaires internationaux.
Pendant ce temps, au Mali, Maliweb revient sur une polémique qui secoue la transition : le syndicat des chauffeurs a porté plainte contre le membre du Conseil national de Transition, Aboubacar Sidiki Fomba, après la diffusion d’une vidéo où ce dernier accusait certains transporteurs de collusion avec des groupes terroristes. Malgré ses excuses tardives, le syndicat juge ses explications insuffisantes, maintenant une tension symbolique entre acteurs civils et institutions de la transition.
Plus à l’est, au Burkina Faso, l’Agence d’information du Burkina (AIB) met en lumière une célébration à la fois sportive et patriotique : les 65 ans des Forces armées nationales. Un cross géant à Ouagadougou a rassemblé près de 900 participants, parmi lesquels le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana et le chef d’état-major général Moussa Diallo. L’événement, selon les autorités, illustre la cohésion des forces engagées contre le terrorisme et le lien entre l’armée et le peuple autour du thème « Forces armées nationales avec le peuple dans la révolution progressiste populaire pour une défense souveraine du territoire ».
Au Niger, l’Agence nigérienne de presse (ANP) tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire dans la région de Diffa, où près de 120 000 sinistrés ont été recensés en deux ans, victimes d’inondations et d’incendies. Le gouverneur Mahamadou Ibrahim Bagadoma a ouvert une table ronde pour mobiliser des ressources destinées à renforcer la résilience des communes face aux catastrophes récurrentes. L’UNICEF, par la voix de son représentant local, a salué cette démarche, tout en appelant à un engagement accru des partenaires.
En Guinée, Africaguinee s’inquiète des obstacles rencontrés par les candidats indépendants à la présidentielle du 28 décembre 2025. Entre blocages administratifs et refus de parrainages, plusieurs figures, comme Maître Thierno Souleymane Baldé et Abdourahmane Dioubaté, dénoncent un « blocus institutionnel organisé ». Certains, à l’instar du Dr Ben Youssouf Keita, envisagent même de rejoindre des partis politiques pour contourner ces difficultés, signe d’une transition encore fragile et contestée.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net couvre le dernier grand meeting de campagne du président sortant Alassane Ouattara, à la veille du scrutin du 25 octobre. Devant une foule immense réunie à la place de la République, le chef de l’État a appelé à une mobilisation « massive et pacifique » pour consolider la stabilité et le développement du pays. La Commission électorale indépendante annonce plus de 25 000 bureaux de vote pour accueillir les 8,7 millions d’électeurs inscrits.
Plus au sud, au Bénin, Banouto rapporte un tournant politique majeur : après la décision de la Cour constitutionnelle déboutant le parti Les Démocrates dans l’affaire du parrainage du député Sodjinou, Boni Yayi annonce une rencontre avec le président Patrice Talon. Cette main tendue, inédite dans un contexte de polarisation politique, pourrait annoncer une nouvelle phase de dialogue entre l’opposition et le pouvoir à l’approche de la présidentielle d’avril 2026.
Enfin, au Ghana, Pulse Ghana rend hommage à Nana Konadu Agyeman-Rawlings, ancienne Première dame et pionnière de la cause des femmes, décédée à 77 ans. Épouse du défunt président Jerry John Rawlings, elle avait profondément transformé le rôle de Première dame en instrument de plaidoyer social et politique, notamment à travers le Mouvement des femmes du 31 décembre, fer de lance de l’autonomisation féminine au Ghana. Son héritage demeure celui d’une militante infatigable pour la justice et l’égalité.
Sf/APA







