Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Évariste Ndayishimiye, a exhorté les États africains à prendre en main leur destin sanitaire en renforçant la production locale de médicaments, le financement des systèmes de santé et la gouvernance du secteur, à l’issue de la 20ᵉ Session extraordinaire de la Conférence de l’UA consacrée à la santé.
Réunis à Accra les 21 et 22 juillet, les chefs d’État et de gouvernement africains ont adopté une déclaration réaffirmant leur engagement en faveur de la justice sanitaire, de l’équité et de la couverture sanitaire universelle sur le continent.
Le texte engage notamment les États membres à accélérer les efforts pour éliminer le sida et la tuberculose, améliorer la santé maternelle et intensifier la lutte contre les maladies non transmissibles ainsi que les maladies tropicales négligées.
Dans son discours de clôture, le président burundais Évariste Ndayishimiye a identifié trois priorités stratégiques destinées à orienter l’action commune des pays africains : développer la fabrication locale des produits médicaux afin de renforcer la souveraineté sanitaire du continent, mobiliser davantage de ressources nationales et de mécanismes innovants de financement, et améliorer la gouvernance ainsi que la redevabilité dans le secteur de la santé.
« L’Afrique doit bâtir un système de santé capable de répondre à ses propres besoins, de produire localement les solutions adaptées à ses défis et de passer d’une logique de réaction à une culture de l’anticipation », a-t-il déclaré.
Le président en exercice de l’UA a également plaidé pour une solidarité sanitaire africaine qu’il considère comme un véritable levier de développement plutôt qu’une simple ambition politique.
Il s’est par ailleurs félicité des engagements volontaires pris par plusieurs délégations lors de cette session extraordinaire, estimant qu’ils traduisent la volonté des États membres de transformer les promesses en actions concrètes.
En conclusion, Évariste Ndayishimiye a affirmé que le continent dispose désormais des compétences, des institutions et de la volonté politique nécessaires pour assurer sa souveraineté sanitaire. Il a appelé les États membres à assurer un suivi rigoureux des engagements pris à Accra afin d’accélérer la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle au bénéfice des populations africaines.
TE/APA







