Entre tensions politiques, appels à la responsabilité et défis sociaux, la sous-région ouest-africaine illustre ce vendredi 31 octobre une actualité contrastée où les enjeux de gouvernance et de stabilité s’entrecroisent.
Au Sénégal, Seneweb rapporte une vive polémique médiatique autour de l’interview de Madiambal Diagne, réalisée en direct sur RFM Matin par le journaliste Babacar Fall. Ce dernier a été interpellé et auditionné par la police avant d’être relâché. L’entretien, mené via WhatsApp avec le patron de presse actuellement en France et sous le coup d’un mandat d’arrêt international, a duré près de quarante-cinq minutes. Babacar Fall assume pleinement son geste, affirmant qu’il n’a fait qu’exercer son métier et qu’il ne regrette rien.
Pendant que le débat sur la liberté de la presse anime Dakar, à Bamako, Maliweb évoque une tout autre urgence : la crise énergétique. Le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a réuni les leaders religieux et traditionnels pour les sensibiliser à la gravité de la situation. « Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain », a-t-il lancé, rendant hommage aux soldats et chauffeurs qui assurent l’approvisionnement malgré les menaces terroristes. Il a dénoncé une tentative de déstabilisation orchestrée par les ennemis du Mali et appelé à la cohésion nationale face à la crise.
Dans le même esprit d’appel à la responsabilité citoyenne, l’Agence d’Information du Burkina (AIB) met en avant l’intervention du directeur régional des impôts de Nando Jules Tiendrébéogo à Koudougou. En marge du 36e Tour du Faso, il a exhorté les Burkinabè à s’acquitter de leurs impôts, qualifiant la fiscalité de « question de souveraineté ». L’État, dit-il, a besoin de ressources internes pour investir et se développer, tandis que la Direction générale des impôts multiplie les plateformes numériques pour faciliter le paiement et la délivrance des documents fiscaux.
Plus à l’est, au Niger, l’Agence Nigérienne de Presse (ANP) relate la visite d’une délégation italienne conduite par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani. Le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a présidé une séance de travail axée sur le renforcement de la coopération bilatérale. Rome réaffirme son attachement à Niamey, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et de l’industrie, et promet une « saison de relations encore plus fortes » entre les deux pays.
En Guinée, Africaguinee.com signale une nouvelle tension dans le secteur de l’enseignement supérieur. Le syndicat SNAESURS a annoncé la levée de la suspension de sa grève à partir du 3 novembre, dénonçant le non-respect de plusieurs textes réglementaires sur les rémunérations. Cette décision menace de paralyser les universités alors que l’année académique 2025-2026 vient à peine de commencer.
Au Bénin, Banouto rapporte un vif échange politique entre l’ancien président Boni Yayi et le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Le leader du parti Les Démocrates accuse Patrice Talon de vouloir réduire l’opposition au silence, à quelques mois de la présidentielle de 2026. Le gouvernement rejette ces accusations, rappelant que le chef de l’État, en fin de mandat, n’aurait aucun intérêt à « museler » ses adversaires après neuf années de confrontation démocratique.
Enfin, au Ghana, Pulse Ghana publie un rapport embarrassant pour la classe politique : vingt-huit députés ont été absents du Parlement sans autorisation au premier trimestre 2025. Le président de l’Assemblée, Alban Bagbin, menace de sanctions, rappelant que la Constitution prévoit la perte du siège pour tout député cumulant plus de quinze absences injustifiées. Cette révélation relance le débat sur l’éthique et la rigueur des représentants élus.
Sf/APA







