La Présidence palestinienne a exprimé vendredi son « profond étonnement » et ses « regrets » après le refus des États-Unis d’accorder un visa à sa délégation, y compris au président Mahmoud Abbas, pour participer à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, l’Autorité palestinienne a qualifié le refus de visa pour sa délégation de décision en « contradiction flagrante avec le droit international » et l’Accord de siège de l’ONU de 1947, qui oblige le pays hôte à permettre l’accès aux délégués internationaux. Elle a également souligné son statut d’État observateur reconnu par l’ONU.
Les États-Unis justifient cette mesure en invoquant le soutien présumé de la Palestine au terrorisme, sa promotion de l’antisémitisme et ses démarches unilatérales pour obtenir une reconnaissance internationale. La décision intervient alors que plusieurs pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, envisagent de reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de cette session.
La Présidence palestinienne a appelé l’administration américaine à « reconsidérer et annuler » cette décision, réaffirmant son « engagement total » envers le droit international, les résolutions de l’ONU et le processus de paix.
Cette mesure marque un précédent diplomatique majeur, les États-Unis n’ayant jamais auparavant refusé l’accès à l’Assemblée générale à une délégation étrangère dans le cadre de l’Accord de siège de l’ONU.
La communauté internationale suit de près cette situation, qui pourrait avoir des répercussions sur les relations diplomatiques et les efforts de paix au Moyen-Orient.
AC/Sf/APA





