A l’occasion de la montée des couleurs nationales, le président du Faso a appelé, mardi 1er avril 2025, les Burkinabè à la vigilance face aux velléités de déstabilisation, rappelant que le régime actuel n’est pas une démocratie.
A l’entame, le capitaine Ibrahim Traoré a rendu hommage aux Forces combattantes pour « l’exceptionnel travail » dans la reconquète du territoire national.
« Nous avons pu progresser significativement sur le terrain, nous avons pu reconquérir des zones qui étaient sous emprise terroriste il y a 4-5 ans de cela. Nous avons pu libérer ces zones. D’autres zones sont en phase de consolidation actuellement, ce qui est donc un progrès très significatif », s’est rejoui le Chef suprème des Armées Burknabè.
Toutefois, il a exhorté les soldats « dans les zones qui sont dans une relative accalmie à la vigilance et aux guets permanents parce que la perfidie de l’ennemi fait que lorsqu’on baisse l’attention, on peut souvent prendre des coups ».
Quant autres forces vives de la nation, il les a invités toutes à redoubler d’ardeur pour que 2025 soit une année couronnée de succès à tous les niveaux.
Le président du Faso a aussi appelé la masse populaire, « à la vigilance parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, les apatrides, les ennemis de la Nation sont très actifs ».
« Du côté de la lagune, ils sont réunis depuis plusieurs jours. Leur objectif, c’est de faire vivre au Burkina Faso les événements tragiques de 1987 », a annoncé le capitaine Ibrahim Traoré.
Mais il s’est voulu clair : « nous sommes sur le pied de guerre. Nous les attendons de pied ferme, leurs mercenaires et leurs actions. Et je tiens à le dire, nous serons impitoyables ! »
Le Chef de l’Etat a demandé à ses concitoyens de ne pas céder à la manipulation, à la désinformation et à la subversion.
« Restons sereins sur notre objectif et ne pas nous laisser détourner, parce que nous serons aussi sans état d’âme pour ceux qui vont se laisser manipuler », a-t-il prévenu.
Il a indiqué que des «traîtres ont été arrêtés », il y a quelques jours. « Les traîtres : ce sont ceux-là qui sont parmi nous, qui continuent de travailler, d’être des agents pour des ambassades des pays impérialistes implantées au Burkina Faso. Certains ont été arrêtés et nous poursuivrons pour démasquer d’autres », a-t-expliqué le capitaine Traoré.
Le président du Faso s’est prononcé sur l’idéologie politique en cours au Burkina. « Nous ne sommes pas dans une démocratie. Nous sommes bien en révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela », a affirmé Ibrahim Traoré.
Pour lui, aucun pays ne peut se développer dans la démocratie qui est « l’aboutissement ».
« On passe forcément par une révolution et nous sommes bel et bien en révolution », a-t-il déclaré, tout en invitant les Burkinabè s’en approprier.
Selon lui, la question de démocratie ou de libertinage d’action ou d’expression, n’a pas sa place. Elle débouche sur une « société de désordre ».
« On ne fait pas de révolution dans le désordre, c’est impossible. Et nous allons faire régner l’ordre et la discipline pour que nous puissions progresser. Parce que les réformes sociales, économiques, politiques, idéologiques ont besoin d’ordre et de discipline. Et chacun a son rôle à jouer », a insisté le Chef de l’Etat.
HO/ac/APA