Les autorités maritimes du Mozambique ont suspendu toute navigation dans le canal du Mozambique en raison de pluies torrentielles, alors que les provinces du sud et du centre craignent des inondations généralisées.
L’Institut maritime national (INTRANSMAR) mozambicain a annoncé dimanche l’arrêt de tout transport côtier de passagers, de la pêche artisanale, de la navigation de plaisance et des activités des petites embarcations. Les navires déjà en mer ont reçu l’ordre de se réfugier dans des ports sûrs jusqu’à amélioration des conditions météorologiques.
Les fortes pluies, débutées vendredi, continuent de toucher une grande partie du pays. Les services d’urgence alertent sur le risque accru d’inondations dans les principaux bassins fluviaux. L’Autorité régionale des eaux du Sud (ARA Sul) a procédé à des lâchers d’eau des barrages de Pequenos Libombos et de Corumana pour soulager les réservoirs, pouvant provoquer des inondations le long des rivières Maputo, Umbeluzi, Incomati, Save et Limpopo.
Des champs et des habitations ont déjà été submergés dans les provinces d’Inhambane, notamment à Inhambane, Maxixe et Vilanculo. L’Institut national de gestion des catastrophes (INGD) a estimé que jusqu’à trois millions de personnes pourraient être affectées cette saison. La présidente de l’INGD, Luísa Meque, a précisé que les évacuations des zones à haut risque débuteront après évaluation du niveau des rivières.
Le Mozambique, avec un littoral de 2 500 km, reste particulièrement vulnérable aux cyclones. Ces dernières années, Idai, Kenneth, Eloise et Freddy ont provoqué d’importantes inondations, détruit des infrastructures et déplacé des centaines de milliers de personnes. Les climatologues mettent en garde contre l’intensification future des tempêtes due au réchauffement des océans, alors que la saison des pluies se poursuit.







