La croissance de l’économie marocaine devrait atteindre 4,3 % au troisième trimestre et 4,7 % au quatrième trimestre 2025, selon la dernière note de conjoncture du Haut-Commissariat au plan (HCP). Cette dynamique resterait portée par la vigueur des branches secondaires et tertiaires, dans un contexte d’inflation maîtrisée sous le seuil de 2 %.
Après une expansion de +5,5 % au deuxième trimestre, l’économie nationale a bénéficié d’un redressement marqué des exportations (+8,5 %) et d’une demande intérieure soutenue (+9,2 %). L’industrie manufacturière, les mines, la construction et l’hébergement ont assuré près de 40 % de la croissance globale, contribuant à combler le retard d’activité accumulé depuis la pandémie.
Au troisième trimestre, un rééquilibrage est anticipé. La croissance ralentirait légèrement à 4,3 %, pénalisée par un environnement international moins favorable, notamment en Europe, où le ralentissement des exportations hors zone euro et la prudence des ménages pèsent sur la demande. L’investissement resterait dynamique (+14,2 %) grâce aux projets d’infrastructure, tandis que la consommation des ménages progresserait de 4,1 %, soutenue par la hausse des salaires et la modération des prix à la consommation (+0,4 % sur un an).
Le marché monétaire demeure favorable : Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25 %, tandis que la masse monétaire a progressé de 7,7 %. L’indice MASI affiche une hausse annuelle de 32,4 %, portée par l’industrie, le tourisme et les mines.
Pour la fin d’année, le HCP prévoit une légère accélération de la croissance à 4,7 %, tirée par la reprise de la demande étrangère et le maintien du soutien budgétaire. L’investissement public et privé, ainsi que les perspectives liées à la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne en 2026, devraient renforcer la dynamique industrielle, notamment dans les secteurs chimique, électrique et des équipements.
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