Le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta, a présidé mardi la 15e session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays, avec une production de 11,1 millions de tonnes de céréales en 2024, malgré les défis climatiques et sécuritaires.
Le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta a présidé mardi la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). L’objectif imposé à tous les acteurs présents était de faire du Mali un pays souverain sur le plan alimentaire, en misant sur la force de son monde rural.
Ainsi, il ressort que 11,1 millions de tonnes de céréales produites en 2024, malgré des inondations meurtrières, des défis sécuritaires persistants et un climat de plus en plus capricieux. Une performance saluée par le président de la Transition, qui a évoqué la « résilience admirable » des producteurs, lesquels représentent près de 80 % de la population active du pays.
Dans un contexte sous-régional marqué par le repli stratégique des États membres de l’AES, cette session du CSA a pris une résonance particulière. Plus qu’un bilan, c’est une orientation politique assumée qui a été tracée : produire, transformer, et nourrir les Maliens par les Maliens.
Dans son allocution, le président Goïta a annoncé les prix de référence pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (premier choix) est désormais fixé à 300 F CFA. Le sac de 50 kg d’engrais minéraux, subventionné, revient à 14 000 F CFA, contre 3 000 F CFA pour les engrais organiques. Les semences de maïs hybride sont proposées à 1 500 F CFA le kilo, tandis que le biostimulant ovalis, de plus en plus prisé, est plafonné à 17 500 F CFA.
Selon les prévisions officielles, la campagne 2025 devrait confirmer cette dynamique. Les services techniques estiment une production attendue de 11,7 millions de tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 203 441 tonnes de viande et 128 880 tonnes de poisson. Si ces projections se confirment, elles pourraient faire du Mali l’un des pôles agricoles majeurs de l’espace sahélien.Cette session du CSA a aussi laissé entrevoir les préoccupations d’un monde rural en quête de justice sociale et de valorisation réelle de son rôle dans l’économie nationale. Mais l’ambition politique affichée ce 6 mai laisse entrevoir un changement de cap durable. Une agriculture plus moderne, plus inclusive, plus stratégique et surtout, résolument malienne.
MD/ac/Sf/APA






