Le gouvernement malien et l’UNICEF ont échangé, mardi 13 janvier 2026 à Bamako, sur l’avenir de leur coopération alors que les besoins humanitaires touchant les enfants restent élevés. La rencontre intervient au moment où s’ouvre la préparation d’un nouveau cadre de programmes dans un contexte de ressources financières sous tension.
Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu le 13 janvier à Bamako Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’audience s’est tenue en présence de Pierre Ngom, représentant résident de l’organisation au Mali, en fin de mission après sa prise de fonction en 2023.
Les échanges ont porté sur l’évaluation du partenariat entre le Mali et l’UNICEF et sur les orientations du prochain programme de coopération. Cette discussion intervient alors que la situation humanitaire demeure préoccupante. Selon les données des Nations Unies, plus de la moitié des personnes nécessitant une assistance humanitaire au Mali sont des enfants, exposés aux effets combinés de l’insécurité, des déplacements forcés, de la malnutrition et des perturbations durables du système éducatif.
Les autorités maliennes ont insisté sur la nécessité d’un meilleur alignement des programmes avec les priorités nationales, notamment en matière de protection de l’enfance, d’éducation et de renforcement des services sociaux de base.
De son côté, la délégation de l’UNICEF a indiqué que la préparation du cycle de coopération 2026-2030 vise à consolider les interventions dans la santé maternelle et infantile, la nutrition et la prévention des violences, tout en tenant compte des contraintes budgétaires croissantes auxquelles l’agence est confrontée dans le Sahel.
Sous le mandat de Pierre Ngom, l’UNICEF a soutenu des actions liées à la scolarisation dans les zones affectées par l’insécurité, à la prise en charge de la malnutrition aiguë et au renforcement des mécanismes de protection des enfants vulnérables.
Son départ intervient à un moment charnière, alors que Bamako cherche à maintenir une coopération opérationnelle avec ses partenaires techniques dans un contexte de transition politique et de besoins sociaux persistants.
MD/ac/Sf/APA






