Selon l’annonce faite par Africa Corps, deux otages, russe et ukrainien, enlevés en 2024 au Niger, ont été libérés lors d’une opération menée au Mali, selon une publication diffusée mardi sur Telegram.
Deux ressortissants travaillant pour une société russe de prospection géologique ont été libérés au Mali à l’issue d’une opération militaire, a annoncé mardi l’Africa Corps dans une publication diffusée sur sa chaîne Telegram.
Le groupe paramilitaire russe affirme dans la publication consultée par APA, que ses unités ont mené une « opération spéciale » ayant permis de secourir les deux hommes, enlevés en juillet 2024 au Niger par le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, organisation affiliée à Al-Qaïda et active dans la région sahélienne. Selon la même source, les otages — identifiés comme Oleg Greta, citoyen russe né en 1962, et Yuri Yourov, citoyen ukrainien né en 1970 — ont passé près de deux ans en captivité.
Dans une vidéo accompagnant la publication, l’un des ex-otages explique qu’ils menaient des activités de géologie pour une entreprise russe en Afrique et évoque une forte émotion au moment de leur libération, disant avoir « enfin vu les leurs » après une longue période de captivité. Il souligne le caractère rapide et « très professionnel » de l’intervention, affirmant qu’ils ont été extraits « en moins d’une heure ». Il ajoute qu’ils seront évacués vers la Russie pour se rétablir avant d’envisager un retour à leurs activités, précisant que leur travail est essentiellement concentré sur le continent africain. Le témoignage évoque également l’absence d’assistance au moment de leur enlèvement, indiquant que seuls les intervenants militaires ont permis leur libération.
Africa Corps précise que les deux hommes se trouvent actuellement à bord d’un avion de transport militaire des forces aérospatiales russes, sans donner davantage de détails sur les circonstances précises de l’opération ni sur son lieu exact.
Structure présentée comme le nouveau bras opérationnel de la Russie en Afrique, l’Africa Corps s’inscrit dans la continuité du redéploiement des dispositifs russes sur le continent après le déclin du Groupe Wagner. Placé sous une supervision plus directe du ministère russe de la Défense, ce corps intervient notamment au Mali aux côtés des forces armées locales, avec des missions axées sur la formation, l’appui opérationnel et la sécurisation de sites stratégiques. Son déploiement traduit la volonté de Moscou de consolider son influence sécuritaire en Afrique, en s’appuyant sur des partenariats bilatéraux renforcés dans un contexte de recomposition des alliances au Sahel.
AC/Sf/APA







