Capturé lors d’une opération militaire américaine controversée, l’ancien président vénézuélien fait face à de lourdes accusations à New York, où il a plaidé « non coupable » lors d’une première comparution.
L’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro a comparu lundi devant un tribunal fédéral de Manhattan, où il a plaidé non coupable des accusations de narco-terrorisme et de trafic de drogue, portées contre lui par la justice américaine.
Maduro a été capturé dans la nuit de vendredi à samedi, en même temps que son épouse Cilia Flores, lors d’une opération menée par des forces spéciales américaines à Caracas, sur ordre direct du président américain Donald Trump, selon Washington. L’opération, qualifiée par l’intéressé d’« enlèvement », a conduit à son transfert immédiat vers les États-Unis.
Lors de sa comparution, l’ancien dirigeant vénézuélien a contesté la légalité de son arrestation et affirmé rester le président légitime du Vénézuela. Son épouse, également poursuivie, a elle aussi plaidé non coupable. Le juge a ordonné leur maintien en détention et fixé une prochaine audience de procédure au 17 mars.
En Afrique, plusieurs pays ont condamné l’opération américaine, appelant au respect du droit international, de la souveraineté des États et des procédures multilatérales. Ces réactions traduisent une inquiétude face à ce que plusieurs capitales africaines considèrent comme un précédent dangereux dans les relations internationales.
Les autorités américaines accusent Nicolás Maduro d’avoir dirigé pendant plusieurs années un vaste réseau international de trafic de cocaïne, en lien avec des organisations criminelles armées, des faits que le mis en cause rejette catégoriquement.
AC/Sf/APA







