Les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont arrêté un calendrier ambitieux d’émissions par adjudication pour la période mai-juillet 2026, avec un volume global de 3 176,42 milliards de FCFA à mobiliser sur les marchés financiers régionaux.
Plusieurs pays ouest-africains sont concernés par le calendrier d’émissions par adjudication de l’UOMA, pour un montant cumulé de 3 176,42 milliards FCFA en mai-juillet 2026.
Avec 782,49 milliards de FCFA à lever sur l’ensemble de la période, le Niger s’impose comme le principal demandeur de financement. L’essentiel de ces ressources proviendra des obligations assimilables du Trésor (OAT), notamment à travers une émission phare de 386,68 milliards de FCFA prévue en mai.
Cette position dominante est toutefois à relativiser : le Niger concentre ses levées sur des maturités courtes à moyennes, avec notamment une ligne d’OAT à deux ans, initialement prévue sur trois ans.
De son côté, la Côte d’Ivoire prévoit de mobiliser 890 milliards de FCFA sur la période, soit le montant cumulé le plus élevé. La stratégie ivoirienne se distingue par sa régularité, avec trois à quatre séances par mois et des montants compris entre 80 et 110 milliards de FCFA par émission, combinant bons assimilables du Trésor (BAT) et OAT sur des maturités pouvant aller jusqu’à sept ans.
Le Sénégal en forte accélération en juillet
Avec 574 milliards de FCFA à mobiliser sur la période, le Sénégal prévoit une montée en puissance en juillet. Le pays programme notamment une émission exceptionnelle de 200 milliards de FCFA le 17 juillet, dont 70 milliards en BAT à un an et 130 milliards en OAT à trois et cinq ans. Il s’agira de la plus importante séance individuelle du trimestre.
Le Mali (345,41 milliards de FCFA) et le Burkina Faso (295 milliards de FCFA) maintiennent également un rythme soutenu, avec des émissions bimensuelles équilibrées entre BAT et OAT. Le Togo (147,5 milliards de FCFA) complète le tableau avec des opérations plus modestes mais régulières.
Bénin et Guinée-Bissau : des besoins plus limités
Le Bénin (62 milliards de FCFA) et la Guinée-Bissau (80 milliards de FCFA) affichent les volumes les plus faibles. Le Bénin se distingue par un recours exclusif aux BAT à très court terme (un quart et un demi-an), tandis que la Guinée-Bissau combine BAT et OAT à trois ans.
Le mois de mai concentre à lui seul 1 335,92 milliards de FCFA d’émissions, soit 42 % du total trimestriel. Juillet suit avec 980,5 milliards de FCFA, tandis que juin ferme la marche avec 860 milliards de FCFA. Ce rythme traduit l’importance des besoins de financement des budgets nationaux au cours de cette période.
ARD/te/Sf/APA







