Le Premier ministre libyen mise sur la diversification, la réforme du secteur bancaire et le renforcement du rôle du privé pour relancer la croissance et stabiliser la monnaie nationale.
Le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale en Libye, Abdul Hamid Dbeibah, a présenté lundi les grandes lignes de son plan de reconstruction économique, axé sur la transformation du modèle libyen dominé par la rente pétrolière en une économie productive et diversifiée.
S’exprimant lors de la Conférence sur l’investissement bancaire et son rôle dans la promotion du développement économique, organisée par la Banque centrale de Libye, Dbeibah a expliqué que la stratégie gouvernementale vise à canaliser les excédents du secteur pétrolier vers des investissements à long terme, plutôt que vers les dépenses courantes. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le secteur privé, appelé à devenir « le principal moteur de la croissance », et d’encourager les partenariats dans les domaines des transports, de l’énergie, de la santé et du tourisme.
Le chef du gouvernement a également annoncé une réforme du système financier et bancaire destinée à stimuler le crédit productif, à financer des projets de développement et à améliorer la gouvernance du secteur.
« La transparence budgétaire, la discipline fiscale et la stabilité monétaire sont des conditions essentielles pour restaurer la confiance dans la monnaie nationale et maîtriser l’inflation », a-t-il affirmé.
Selon Dbeibah, le succès de la réforme économique dépendra avant tout de la création d’emplois durables, de la stabilisation du dinar libyen et de la participation active de tous les secteurs de la société. Il a réitéré l’engagement de son gouvernement à soutenir les programmes d’investissement productif et à poursuivre les efforts de réforme structurelle pour assurer un avenir économique plus stable et plus équitable.
La conférence, tenue à Tripoli, a réuni plusieurs responsables politiques et économiques, dont le président du Haut Conseil d’État, Mohammed Takala, ainsi que des représentants du secteur bancaire, du secteur privé et des investisseurs internationaux. Les échanges ont mis en lumière la volonté des autorités libyennes de restaurer la confiance économique et d’attirer les capitaux étrangers, dans un contexte marqué par les défis de la reconstruction et la fragilité institutionnelle du pays.
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