Un décret exécutif du president libérien renforce la coordination nationale en matière de protection des réfugiés, de migration et de lutte contre l’apatridie.
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a signé un décret élargissant le mandat de la Commission libérienne pour le rapatriement et la réinstallation des réfugiés (LRRRC), afin de renforcer la coordination nationale sur les questions de réfugiés, de migration et d’apatridie.
Publié depuis le Manoir exécutif à Monrovia, le texte consolide les dispositions d’un autre décret et modernise le cadre institutionnel du pays face à l’évolution des flux migratoires et aux défis humanitaires. Le chef de l’État souligne que le Libéria est confronté à des flux migratoires mixtes, à des populations résiduelles de réfugiés, à des cas d’apatridie dans les zones frontalières ainsi qu’à l’augmentation des retours et expulsions de ressortissants libériens.
Selon la présidence, la mise en place d’un mécanisme national unifié est jugée indispensable pour préserver la sécurité nationale, renforcer la cohésion sociale et garantir la protection humanitaire.
Le nouveau mandat de la LRRRC couvre notamment la coordination des procédures d’asile, le rapatriement volontaire, l’intégration locale et la réinstallation. Il inclut également la gouvernance des migrations, la gestion des dispositifs d’accueil aux frontières, l’identification et la prise en charge des cas d’apatridie, ainsi que l’accueil et la réinsertion des Libériens rapatriés ou déportés.
La Commission se voit en outre confier la gestion des données migratoires, la recherche et l’alerte précoce, ainsi qu’un rôle central de conseil technique auprès du gouvernement sur les questions liées aux réfugiés et aux migrations. Le décret impose la coopération pleine et entière des ministères, agences et commissions concernés.
Le texte prévoit un cadre transitoire en attendant la création législative de la Commission libérienne pour les réfugiés et les migrations (RAMCOL), appelée à reprendre les attributions élargies une fois formellement instituée.
Le ministère des Finances et de la Planification du développement est chargé de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du mandat élargi, tandis que la LRRRC est autorisée à engager des partenaires et donateurs internationaux conformément aux priorités nationales.
Le directeur exécutif de la Commission devra soumettre des rapports périodiques directement au président afin de garantir le suivi et l’évaluation des progrès. Le décret entre en vigueur immédiatement pour une durée d’un an.
AC/Sf/APA






