Malgré une réputation bien établie en rugby à sept, le Kenya peine à s’imposer dans la discipline du rugby à XV. Entre un manque de financement et des contraintes logistiques, anciens joueurs et entraîneurs du Shujaa pointent les nombreux obstacles entravant leur progression.
Depuis plusieurs années, le Kenya brille sur le circuit international du rugby à sept, rivalisant avec les grandes nations. Pourtant, cette réussite ne s’est pas encore traduite par une qualification à la Coupe du monde de rugby à XV.
L’ancien sélectionneur du Shujaa, Mike Friday, estime que l’un des principaux freins reste l’insuffisance des ressources financières.
« Le manque de financement complique les déplacements. Les joueurs n’ont pas de jours supplémentaires pour récupérer du décalage horaire, ce qui affecte leur performance », a-t-il confié à World Rugby.
Andrew Amonde, ex-capitaine et actuel préparateur physique, met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les joueurs.
« Beaucoup peinent à jongler entre leurs obligations familiales, leur carrière et leur engagement dans le rugby. Trouver un équilibre est un véritable défi », a-t-il souligné.
Tandis que des nations comme les Fidji et l’Argentine ont su faire du rugby à sept un tremplin vers le XV, le Kenya doit encore surmonter ces obstacles structurels pour espérer suivre le même chemin.
SS/Sf/te/APA