Le 17 mars a marqué plusieurs événements significatifs dans l’histoire africaine contemporaine, du vote décisif contre l’apartheid en Afrique du Sud à des moments tragiques et symboliques sur le continent.
Le 17 mars 1992, les électeurs blancs d’Afrique du Sud approuvent à 68,7 % les réformes constitutionnelles engagées par le président F. W. de Klerk, un vote qui ouvre la voie aux négociations avec l’ANC et aux premières élections multiraciales de 1994, mettant fin au régime d’apartheid de plus de quarante ans. La participation atteint 85 %, et même parmi les Afrikanophones, traditionnellement plus conservateurs, une majorité a soutenu le changement, brisant l’image d’un bloc blanc monolithique opposé à la réforme ; cette consultation a été une condition sine qua non pour l’avènement de la démocratie universelle en Afrique du Sud.
Le 17 mars 2000, en Ouganda, plus de 700 membres du Movement for the Restoration of the Ten Commandments of God, un mouvement religieux apocalyptique, trouvent la mort dans un incendie provoqué dans un lieu de culte à Kanungu, après que les prophéties de l’apocalypse n’ont pas eu lieu. Cette tragédie, initialement considérée comme un suicide collectif, est interprétée par les autorités comme un massacre organisé au sein de la secte.
Le 17 mars 2006, la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, fraîchement élue, fait un pas historique en demandant formellement au Nigéria d’extrader l’ancien président Charles Taylor, inculpé pour crimes de guerre liés au conflit en Sierra Léone et au Libéria. Cette démarche marque une volonté politique africaine de rendre des dirigeants responsables devant la justice internationale dans l’espace ouest‑africain.
Sur le plan social et infrastructurel, le 17 mars 2019, dans la province du Kasaï en République démocratique du Congo, un déraillement de train de marchandises ayant servi aux passagers clandestins fait au moins 24 morts, rappelant les défis de sécurité et de transport dans certaines régions africaines.
Sf/APA







