L’Afrique du Sud obtient un accès inédit au marché chinois pour cinq fruits à noyau, une avancée historique qui devrait stimuler les exportations, créer des emplois et renforcer la diversification agricole du pays.
L’Afrique du Sud a obtenu un accès sans précédent au marché chinois pour cinq types de fruits à noyau, une première dans le cadre d’un protocole commercial unique signé mercredi à Shanghai. L’accord, conclu entre le ministre sud-africain de l’Agriculture, John Steenhuisen, et le ministre chinois de l’Administration générale des douanes, Sun Meijun, ouvre la Chine aux abricots, pêches, nectarines, prunes et pruneaux sud-africains.
« Il s’agit d’une avancée majeure pour les producteurs et exportateurs de fruits sud-africains, à un moment où la diversification est essentielle à la résilience de notre agriculture », a déclaré Steenhuisen lors de la cérémonie de signature.
L’accord s’inscrit dans la stratégie de l’Afrique du Sud visant à réduire sa dépendance aux marchés d’exportation traditionnels et à s’adapter aux nouvelles tendances de consommation, notamment l’essor de la classe moyenne chinoise. Le protocole devrait générer 400 millions de rands de valeur à l’exportation au cours des cinq prochaines années, chiffre qui pourrait doubler d’ici 2035. La première campagne 2025/26 pourrait rapporter 28 millions de rands, pour atteindre 54 millions en 2026/27.
Les importations chinoises de fruits à noyau dépassent déjà la production saisonnière sud-africaine, avec plus de 21 millions de cartons de pêches et nectarines et 20 millions de cartons de prunes importés l’an dernier. L’accord devrait également stimuler la création de 350 emplois directs dans les exploitations agricoles et les usines de conditionnement, ainsi que jusqu’à 600 postes supplémentaires dans les secteurs du transport et de l’emballage.
M. Steenhuisen a profité de l’occasion pour évoquer la reprise des exportations de bœuf en provenance de certaines régions d’Afrique du Sud et les progrès dans la régionalisation de la lutte contre la fièvre aphteuse. Il a également invité une équipe technique chinoise à inspecter les vergers de cerisiers et de myrtilles sud-africains, ouvrant ainsi la voie à un futur accès au marché chinois pour ces fruits.
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