Le dernier rapport de « Gulf Business Vision » fait état de la dépendance de l’Algérie sur sa rente pétrolière, et souligne également que les dépenses publiques représentent 94% du budget, contre une contraction significative des dépenses destinées à l’investissement et au développement.
L’économie libyenne demeure presque entièrement dépendante du pétrole, qui représente 98 % des revenus d’exportation du pays, révèle un rapport publié par le site spécialisé Gulf Business Vision. Les secteurs non pétroliers, incapables de générer plus de 2 % des recettes totales, restent marginalisés, illustrant la fragilité structurelle d’un modèle économique centré sur la rente.
Selon l’étude, les longues années de conflit ont considérablement affaibli la capacité de l’État à percevoir les impôts, privant Tripoli de ressources fiscales stables. Cette situation a freiné toute tentative sérieuse de diversification économique, alors que des secteurs potentiels comme les télécommunications ou les services demeurent sous-exploités.
Le rapport insiste également sur l’ampleur des déséquilibres budgétaires : 94 % des dépenses publiques sont absorbées par le fonctionnement courant, laissant une marge infime pour l’investissement et le développement. Une telle structure rend le pays vulnérable aux soubresauts des marchés pétroliers, accentuant sa dépendance aux cours mondiaux du brut.
Parallèlement, le ministère libyen du Pétrole a appelé à prendre en compte les revendications des groupes ayant récemment fermé certaines vannes de pompage de brut. Ces blocages illustrent à la fois la fragilité de la gouvernance des ressources et les tensions persistantes autour de la redistribution de la rente pétrolière.
Au moment où d’autres pays de la région cherchent à diversifier leurs économies, la Libye reste enfermée dans un modèle rentier difficilement soutenable à long terme, avec un appareil productif quasi inexistant hors hydrocarbures.
MK/ac/Sf/APA







