Le gouvernement d’unité nationale libyen a engagé, mercredi, des discussions avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en vue de mettre en place une plateforme intégrée de gestion des besoins pharmaceutiques, afin de mieux encadrer l’approvisionnement et la distribution des médicaments.
Le ministre libyen de la Santé par intérim, Mohamed Al-Gouj, a rencontré à Tripoli le vice-représentant de l’OMS en Libye, Hicham Bri, ainsi que le responsable du dossier pharmaceutique de l’organisation. Les échanges ont porté sur une feuille de route destinée à établir une « systématisation nationale des besoins en médicaments », qui permettra d’identifier avec précision les besoins réels des établissements hospitaliers et centres de santé du pays.
Selon un communiqué du ministère libyen de la Santé, le projet inclurait un système de suivi, d’enregistrement et de rotation des approvisionnements à trois niveaux — hôpitaux, centres de soins primaires et structures spécialisées. L’objectif est de mettre fin aux déséquilibres récurrents dans la chaîne d’approvisionnement, où certains établissements connaissent des ruptures tandis que d’autres disposent de surplus inutilisés.
Le ministre Al-Gouj a souligné que la priorité de son département est aujourd’hui de réformer et réguler la filière pharmaceutique à travers un encadrement strict de l’importation, du stockage et de la distribution. « Nous devons garantir que les médicaments parviennent aux patients qui en ont réellement besoin, dans un cadre transparent et équitable », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de renforcer l’efficacité et la justice dans la répartition des produits pharmaceutiques.
Ce chantier s’inscrit dans un contexte marqué par des pénuries chroniques de médicaments en Libye, conséquence d’années de conflit, de fragmentation institutionnelle et de corruption dans les circuits d’importation. L’OMS, présente en soutien technique, espère contribuer à la mise en place d’une infrastructure pharmaceutique moderne, capable de réduire les dépendances aux circuits parallèles et d’améliorer la résilience du système de santé.
Parallèlement, Tripoli a confirmé que les consultations sur le projet de loi sur la pharmacie et le médicament se poursuivent, afin de doter le pays d’un cadre juridique actualisé qui encadrera l’ensemble du secteur.
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