Un juge américain a rejeté la demande de libération anticipée de l’ancien ministre mozambicain des Finances, Manuel Chang, incarcéré dans une prison du Connecticut. Il a estimé que ses avocats n’avaient pas fourni de justifications médicales convaincantes pour réduire sa peine pour son rôle dans le scandale des « dettes cachées » du Mozambique, qui s’élève à plusieurs milliards de dollars.
Le juge n’a cependant trouvé aucune preuve convaincante d’un problème de santé grave justifiant une réduction de sa peine de huit ans et demi.
L’ancien ministre a été reconnu coupable par un tribunal de New York de complot en vue de commettre une fraude par voie électronique et de blanchiment d’argent pour avoir approuvé des garanties souveraines illicites qui ont permis à trois sociétés gérées par les services de sécurité -Proindicus, Ematum et MAM – d’obtenir plus de 2 milliards de
dollars de prêts secrets auprès du Crédit Suisse et de la banque russe VTB. Les entreprises ont fait faillite peu après, laissant l’État mozambicain responsable de la dette et déclenchant une crise financière qui a conduit le FMI à suspendre son programme et les donateurs à geler leur aide budgétaire.
Chang a été arrêté à Johannesburg en 2018 en vertu d’un mandat d’arrêt américain et a lutté contre son extradition pendant cinq ans avant d’être transféré à New York en 2023.
JN/fss/ac/APA







