Au chevet des victimes de l’accident à Menéah, le chef du gouvernement guinéen a promis des mesures pour encadrer les constructions dans les zones à risque après cette tragédie.
Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah s’est rendu jeudi sur le site de l’éboulement qui a frappé Manéah dans la nuit de mardi à mercredi, pour apporter le soutien du gouvernement aux familles touchées par cette catastrophe naturelle.
Les équipes de secours sont engagées dans une course contre la montre pour porter assistance aux victimes du drame. Le Génie militaire, la Protection civile, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) et les autorités locales déploient tous leurs moyens pour rechercher les disparus, évacuer les blessés et extraire les corps des victimes ensevelies sous les décombres, souligne la Primature.
Accompagné des services de secours, le Chef du gouvernement a transmis sur place la compassion du président de la République et de l’exécutif aux familles éprouvées.
L’État exprime sa solidarité
S’adressant à la presse sur le site de la catastrophe, Amadou Oury Bah a exprimé la tristesse de l’État face à ce drame.
« Au nom du Président de la République, de l’ensemble du Gouvernement et en mon nom personnel, nous présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées. Toute notre compassion va vers les victimes et leurs proches », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a saisi l’occasion pour alerter sur les dangers de l’urbanisation anarchique. « Cette tragédie met en lumière le danger de construire dans des zones à risque, comme les lits de rivières ou le pied des collines », a-t-il souligné.
Il a annoncé que « le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour mieux encadrer la construction et éviter que de tels drames ne se reproduisent ».
Cette déclaration laisse présager un renforcement de la réglementation urbaine dans les zones exposées aux risques naturels.
Amadou Oury Bah a également mis en avant l’impact positif de l’évacuation antérieure de la décharge sur le site « Zagopé », présentant cette mesure préventive comme ayant permis de limiter l’ampleur de la catastrophe actuelle.
ARD/ac/Sf/APA







