Après avoir abaissé les prix des carburants en juillet, le gouvernement gambien a décidé de les relever à compter du 1er septembre 2026, dans le cadre de la revue mensuelle du mécanisme national de tarification, sur fond de hausse des cours internationaux et de tensions persistantes au Moyen-Orient.
Le litre d’essence (PMS) passe ainsi de 101,10 dalasis en juillet à 109,80 dalasis en septembre, soit une hausse de 8,70 dalasis (+8,6%). Le diesel (AGO) est porté de 113,52 à 120 dalasis, tandis que le kérosène augmente de 95,54 à 112,64 dalasis.
Cette nouvelle grille intervient après plusieurs mois d’évolution contrastée des prix. En mai, les tarifs avaient atteint 112 dalasis pour l’essence et 120 dalasis pour le diesel, dans un contexte ayant conduit les autorités à renforcer les subventions publiques pour amortir l’impact de la hausse sur les consommateurs.
Les autorités avaient notamment mobilisé environ 185 millions de dalasis en mai pour soutenir les prix, portant les appuis publics cumulés sur avril et mai à près de 500 millions de dalasis.
La baisse annoncée en juillet avait marqué un retournement de tendance, avec l’essence ramenée à 101,10 dalasis, le diesel à 113,52 dalasis et le kérosène à 95,54 dalasis le litre.
Le ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines explique le nouvel ajustement de septembre par la hausse continue des prix internationaux du pétrole brut et des produits raffinés, accentuée selon lui par le conflit et l’instabilité au Moyen-Orient, avec des risques accrus sur la production, le raffinage et le transport.
La Gambie, fortement dépendante des importations de produits pétroliers, reste ainsi directement exposée aux fluctuations du marché international. Le mécanisme national de fixation des prix tient notamment compte des cours mondiaux, des coûts d’importation, du taux de change et des charges fiscales et parafiscales.
Le gouvernement reconnaît que la remontée des prix pourrait accroître la pression sur les ménages, les entreprises et les opérateurs de transport, mais estime qu’elle est nécessaire pour tenir compte des conditions du marché et garantir l’approvisionnement du pays.
AC/APA







