À moins de huit mois des élections générales d’avril 2026, le gouvernement béninois présente le dernier budget de l’ère Patrice Talon. Le projet de loi de finances pour 2026 vise à consolider la transformation économique, renforcer les dépenses sociales et préparer le pays à une transition politique sans perturbations.
Le Conseil des Ministres béninois, réuni mercredi sous la présidence du Chef de l’État, Patrice Talon, a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances 2026. Il s’agit du dernier budget présenté par le président sortant, qui ne briguera pas un troisième mandat.
Le projet de loi vise à renforcer les facteurs clés de la transformation structurelle de l’économie nationale et à améliorer la redistribution des fruits de la croissance économique pour une plus grande équité sociale. Il prévoit un budget équilibré en ressources et en charges de 3 783,984 milliards de FCFA, contre 3 551,005 milliards de FCFA pour 2025, avec un taux d’inflation maîtrisé autour de 2,0%, en dessous de la norme communautaire de l’UEMOA de 3,0%.
Le gouvernement table sur un taux de croissance de 7,5%, porté par un secteur agricole dynamique, la progression de l’activité industrielle, l’accroissement du trafic portuaire à Cotonou et le développement du tourisme. Les dépenses à sensibilité sociale devraient représenter 42% du budget général, incluant des actions dans la santé, la protection sociale, le développement du capital humain, le tourisme, l’énergie, l’eau, les transports et le numérique.
Le projet prévoit également l’extension des suppléments alimentaires pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants durant les 1 000 premiers jours, la couverture des cantines scolaires dans toutes les écoles maternelles et primaires publiques, l’octroi de bourses dans les écoles privées de renom, la réforme de l’enseignement technique, et la mise en œuvre de Sèmè-City. La modernisation du plateau technique sanitaire et le financement des élections générales de 2026 sont également au programme.
Pour la sécurité, le triennal 2026-2028 prévoit l’installation de systèmes de vidéoprotection dans les grandes villes et le renforcement des Forces de défense et de sécurité en équipements performants. Le ministre de l’Économie et des Finances, par ailleurs candidat de la mouvance présidentielle est chargé de présenter le projet à l’Assemblée nationale et de suivre la procédure législative.
AC/Sf/APA







