Un commerçant de Sydney a été hospitalisé après être intervenu lors de l’attaque armée survenue dimanche à Bondi Beach, qui a fait au moins quinze morts lors d’un rassemblement de Hanouka.
Un homme intervenu lors de l’attaque armée perpétrée dimanche en début de soirée sur la plage de Bondi Beach, à Sydney, a été blessé par balles et hospitalisé, ont rapporté les médias australiens.
Identifié comme Ahmed Al Ahmad, un commerçant de 43 ans, l’homme a réussi à désarmer l’un des assaillants après s’être élancé depuis sa cachette derrière un véhicule pour engager une lutte au corps à corps, selon des images largement diffusées sur les réseaux sociaux. Il aurait ensuite été touché par des tirs provenant d’une passerelle voisine.
Transporté à l’hôpital St George de Sydney, il est soigné pour plusieurs blessures par balle. Selon un membre de sa famille cité par la presse locale, son état est stable.
L’attaque s’est produite peu avant 19 heures, alors qu’environ un millier de personnes participaient à une célébration de Hanouka sur cette plage très fréquentée. Deux hommes armés ont ouvert le feu pendant plusieurs minutes, provoquant un mouvement de panique avant d’être neutralisés par les forces de l’ordre.
Les autorités de Nouvelle-Galles-du-Sud ont indiqué que les suspects étaient un père âgé de 50 ans et son fils de 24 ans. Le premier a été abattu lors de l’intervention policière, tandis que le second, grièvement blessé, est hospitalisé sous surveillance.
Le bilan provisoire fait état d’au moins quinze morts et de plus de quarante blessés. Parmi les victimes figurent une fillette de dix ans, un ressortissant français et plusieurs membres de la communauté juive, selon des sources concordantes.
Les autorités australiennes ont qualifié l’attaque d’« acte terroriste antisémite ». Le Premier ministre Anthony Albanese a ordonné la mise en berne des drapeaux et annoncé une révision des dispositifs de sécurité et du contrôle des armes à feu.
Une enquête antiterroriste est en cours pour déterminer les motivations exactes des auteurs et d’éventuelles complicités. Les autorités n’ont pas confirmé à ce stade de lien formel avec une organisation terroriste internationale.
RNK/ac/Sf/APA







