Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a assisté, mercredi 31 décembre, aux épreuves de sélection des prédicateurs du ministère des Waqfs titulaires d’un doctorat, admis à suivre un programme de formation avancée au sein de Académie militaire égyptienne, a annoncé la présidence.
La sélection des prs’est déroulée dans la Nouvelle Capitale administrative, en présence du ministre des Waqfs, Ossama Al-Azhary, et du directeur de l’Académie militaire, le général Ashraf Zaher. Elle marque une nouvelle étape dans l’intégration de cadres religieux de haut niveau au sein d’un dispositif de formation conçu pour renforcer les liens entre savoir religieux, sécurité nationale et service public.
Selon le porte-parole de la présidence, l’ambassadeur Mohamed El-Shenawy, les candidats retenus rejoindront un programme de deux ans dont le niveau académique « dépasse les exigences d’un doctorat classique ». Le chef de l’État avait déjà souligné, lors d’une intervention le 26 novembre, que ce cursus vise l’obtention d’un rang académique supérieur, fondé sur une formation intensive et multidisciplinaire.
D’une durée quotidienne comprise entre dix et douze heures, le programme entend articuler sciences religieuses, compréhension des enjeux stratégiques contemporains et impératifs de défense nationale. « Il faut que la sélection repose sur des critères de compétence stricts et objectifs, garantissant une évaluation équitable et sans complaisance », précise le communiqué présidentiel, évoquant la nécessité de combler certaines faiblesses structurelles dans la formation des cadres.
Au cours de son échange avec le jury de sélection, le président Al-Sissi a également insisté sur le rôle central de Ministère des Waqfs et d’Al-Azhar dans la diffusion d’un islam modéré et éclairé. Il a appelé à une modernisation continue des programmes d’enseignement religieux, intégrant des modules relatifs à la sécurité nationale, à la lecture égyptienne des évolutions régionales et internationales, ainsi qu’au développement de la recherche scientifique.
L’accent a été mis sur la maîtrise de la langue arabe, présentée comme un outil fondamental pour l’interprétation du Coran, tout en facilitant l’accès aux sciences modernes. Le chef de l’État a également évoqué la nécessité de lutter contre l’extrémisme et l’athéisme par des arguments rationnels et structurés, soulignant le rôle conjoint des institutions religieuses, éducatives et médiatiques.
Avant cette phase de sélection, une session préparatoire de formation et de qualification des imams du ministère des Waqfs s’était tenue pendant six mois, du 30 octobre 2024 au 22 avril 2025, rassemblant 550 participants. Cette étape préalable constitue, selon les autorités, le socle d’un parcours structuré de perfectionnement des cadres religieux au service de l’État égyptien.
MK/Sf/APA







